Mercredi 24 mai 2017 à 12:13

J’aime l’impression que me font ses bulles qui explosent dans ma bouche. Mes oreilles bouchées, je les entends raisonner, leur crépitement furieux et confus. Je distingue cette sensation que je garde plutôt furtive, à l’instant minime où la gorgée se déroule dans ma gorge. Là, le liquide en flottement, explose, explose en mille nuances imperceptibles.

Je rafraichis les pages d’un navigateur internet à intervalles réguliers, comme si j’y attendais une réponse. Plus qu’un divertissement ou un oubli passager, j’attends quelque chose. J’accumule une mini frustration à chaque nouveau message, en voyant apparaître autre chose que ce que je cherche, sans avoir pourtant d’idée sur la nature de ce que j’attends. Peut-être est-ce le souvenir de quelque chose que je dois faire et dont persiste la vague impression d'un oubli, peut-être le miracle d’une résolution, peut-être une inspiration apaisante, peut-être une forme d’amour, peut-être le moyen plus durable d’une fuite.

Mardi 18 avril 2017 à 15:09

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Dans un élan maladroit, à mi-chemin entre une nostalgie grisonnante et une passion romantique, je vais commander un café dans cet endroit vert et blanc. Installée sur la grande table, comme avant. Je me raccroche aux branches des petites tâches, pour masquer l’angoisse qui monte, qui monte. Pourtant, il y a quelque chose au fond de moi qui me murmure que j’aime ces situations-là. Mes paupières grésillent sous la fatigue et la peur lancinante. Un douloureux appel à l’intense et le goût de ce rythme effréné. Il n’y a pas si peu d’entre-deux entre mes tentatives d’abolir le temps et celle d’embrasser l’impression pressante de son accélération. L’urgence, l’urgence, pour repeindre l’intime et ses nuances. J’écoute un refrain doux et naïf, un peu au hasard. Il y a cette esthétique d’un gouffre que l’on sent se dessiner et l’adrénaline qui parcoure mon corps.

Sur cette grande table en bois, j’aime être entourée de ces inconnues. Les grandes lampes qui descendent mangent la lumière naturelle et donne l’impression qu’il fait déjà presque nuit. J’ai toujours envie de m’en aller. Et chaque minute de plus me paraît une victoire, immédiatement rattrapée par une forme rance de culpabilité. Je voudrais courir. Me baigner ailleurs. Sauter dans un avion, vraiment. Acculée sur cette table rectangulaire, qui se distingue pourtant par sa hauteur parfaitement ergonomique. J’y suis souvent venue pour faire rempart à l’abandon. Et cette rengaine qui m’invite à croire et à y aller, à me plonger dans l’inconnu. Toujours naïve, toujours naïve, mais esthétiquement séduisante, il faut le reconnaître. Pleine d’images de galaxies et d’étoiles, c’est parlant. Elle m’enjoint à me mettre mes peurs au loin, peut-être même à m’en débarrasser. Qui-sait ?

Je m’imaginais à New York, commander un café et du pain complet, comme Patti Smith, et retrouver la sensation grisante d’être perdue dans une ville immense qui se déroule à l’infini, comme autant de possibles. Le centre de Paris est pavé d’endroits connus et trop foulés, peut-être. Réservoir à souvenirs impromptus et chargé d’errances. J’oublie souvent de regarder la lumière à travers la fenêtre. J’ai souvent oublié le printemps. Jevoudrais ortir, en fait. Sentir l’air sur mon visage et les murmures de la rue.

Dimanche 16 avril 2017 à 23:05

Comme un refrain et comme un rêve, tu me regardes autant. Dans une hasardeuse aventure, l'eau coule le long de mon bras nu. J'aurais la langue déliée à ton corps, que je serais toujours là. Un souffle, parfois, pour me réveiller à ces hallucinations. Ta voix résonne au fond de moi comme une respiration indolore. J'ondule mes mains comme autant de vagues, à la surface de ton espace. Dans une nébuleuse sonore, il y a cet éclat qui se reflète intensément. Le rythme doux de ces poussées répétées et cet enchainement charmant. Mes sens et mon esprit répondent dans une ivresse joyeuse. Je voudrais sentir, sentir l'air le long de nos peaux.

Mercredi 29 mars 2017 à 15:31


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Je réécrirais ce que j'ai dit, finalement. Tu fatigues tout le monde. Tu me fatigues et j'en ai marre. De ces monologues que tu m'imposes, sans écho. Peut-être que c'est ce que tu attends, un "ta gueule", lancé à travers le vide. Réveillés au matin par ce portable que j'avais oublié d'éteindre. Et tous ces liens qui m'étreignent. Lâche mon sommeil, s'il te plait. Je manque sûrement un peu de courage. Une forme de tristesse et une curiosité malsaine. Toutes ces fois où il faut t'éloigner encore. Je suis si fragile pour ces choses là. Il faudrait lui dire: "Si tu m'appelles, fais le sincèrement, franchement, et assume."
 
Mais il y a Guillaume, il est là. Dans le corps à corps et l'appel de l'ailleurs. Merci merci merci. Comme une funambule, j'avais les yeux bandés et j'ai rêvé longtemps, à l'intérieur de ta peau. Je te retrouve dans les draps, dans cet appartement là. Je suis emmurée, dans des semaines comme ça. Entourée par ces barres grises, loin du soleil. Mais tu es là, le soir, alors je vais bien, et j'attends que la pression, d'un coup, fasse son oeuvre, pour tout le reste. Je vais tellement mieux depuis que tu es là. Sur le sommeil, sur l'espoir et sur l'envie. J'irai jouer avec nous, t'emmener plus loin, car c'est là où je te perce et que tu me veux. Car je suis celle qui joue, aussi. Je suis cette folie que tu couves et la fragilité lumineuse, que nous portons au plus profond de nous. Tu es l'espoir et je suis l'amour.

Jeudi 23 mars 2017 à 23:45

Si tout cela avait été un film, si nous nous étions moins abîmés, je serais sûrement allée te voir, là-bas, sans rien te dire. Parmi les rangées, mon coeur qui soudain s'emballe. Dans cet environnement presque connu, dans ce quartier si chargé de nous, je serais venue. Il y aurait eu l'assaut des souvenirs, la curiosité et l'angoisse. Peut-être, nous nous serions retrouvés, même un peu. Peut-être, tu m'aurais seulement aperçue. Peut-être,  un entre-deux avec des connaissances communes dont je ne sais plus rien. Si tout cela avait été un film, les années n'auraient rien signifiés et cela aurait été l'occasion d'un retournement final. Nos vies auraient été vides avant. Il y aurait eu nos regards enchaînés, et peut-être tout de suite après le défilement du générique. 

Pourtant, tout est rance, au mieux, lointain. Et si abstrait. J'ai les souvenirs réécrits et parfois seulement, au gré d'une odeur, je me souviens de toi. Fatiguée, fatiguée, fatiguée, par les débris de notre histoire qui m'ont si longtemps pesés. Des blessures et une intensité vague. Dans mes rêves, tu apparais souvent, mais cela fait longtemps que ce n'est plus toi. C'est un symbole qui pourrait te ressembler, mais qui t'est étranger, au fond. Sur cette mer immense, je commence à comprendre que l'on se recroisera sûrement jamais. J'entends parfois un de tes appels lointains, dans le creux de l'aube. Mais, le sais-tu, toi aussi, que je n'existe plus ? Le sais-tu, ou bien me cherches-tu encore, parfois, dans un éclair de nuit, ou d'ivresse ? Tu parles à un miroir lumineux. Tu me parles en absence, et tu disparais aussitôt.



La musique.


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Jeudi 16 mars 2017 à 12:00

Je lui dis : « Tu le sais, non ? Que j’ai été très amoureuse de toi…». Je détourne rapidement mon regard. Il ne répond pas tout de suite, il réfléchit en silence, tournant dans sa tête les idées et les mots, comme quand il écrit à la main ses emails avant de les recopier, soigneusement. Je n’aime pas toujours ses silences. Mon esprit creuse à même l’ego et flotte dans l'air l’odeur de la panique. Mais je le comprends mieux, maintenant. Comme on surveille un feu qui pourrait s’éteindre à chaque instant, j’ai appris à anticiper nos peurs, dans ces moments là. Une succession d’espaces courts, sur un fil, et d’envolées à saisir, au bord d’un vide qui ne serait qu’une forme d’ennui, ces conversations banales où je déroule l’avancement de ma vie.

Je m’applique à tourner ma langue dans ma bouche, et j’attends. J’ajoute quand même « Enfin… c’était il y a longtemps, maintenant. ». Je souris un peu nerveusement. J’ai souvent pensé à ce moment-là. J’ai souvent pensé à cette manière de le dire, faussement détaché. Je regarde mes mains, comme pour les ralentir, les empêcher de me traduire. Je résiste à l’envie de provoquer un brusque changement de sujet, qu’il accepterait. Je suis curieuse, bien sûr.

Je l’entends chercher ses mots, s’excuser peut-être, et je l’attends. « Ce n’était pas vraiment de moi », dit-il. « Ce n’est jamais vraiment de l’autre, dont il s’agit » je réponds, très vite, trop vite. Je savais qu’il allait dire cela. La déception me mord quand même l’échine, brusquement. Je soupire. J’ai envie de partir, d’un coup. Ses yeux tournés vers moi, il sourit. Moi, j’ai toujours aimé qu’il me regarde comme ça. C’est sincère, comme une gourmandise. J’ai, à mon tour, des milliers de mots à l’assaut de mes lèvres, et je ne sais pas. Ils résonnent dans mon esprit comme autant de tons, de couleurs, de personnages. Devrais-je me déguiser ? Serait-ce alors un déguisement ? Je lui souris. Lui, je crois qu’il chérit les silences. Dans le calme qui s’apprivoise, l’ivresse des pensées, des sentiments lointains, du bonheur d’être ici et du temps parcouru. Il dit: « Tu sais à quel point je t’admire ».

J’aurais beau avoir repeint toujours les élégances de mes souvenirs, j’ai en toi quelque chose que j’aime. Le miroir est si lointain, et ces espaces immenses, que je ne sens plus grand chose au bout des doigts de ma mémoire. Des mots parfois relus et nos silences renouvelés. Le battement de mon cœur et la continuité du lien, comme ce voyage que l’on construit à même nos peaux.

Je souris, et je saisis mon verre, j’aurais envie d’être ivre, comme pour avoir les moyens de me confronter à cette curiosité-là. Je rougis comme une adolescente (oui, exactement comme avant) et un sourire. Cette chaleur au creux de moi, et puis les mots qui se pressent, les pensées éparpillées, en feu d’artifice. Je ris un peu, « je sais ». Je sais ce regard, je sais. Ses yeux sont fixés en moi comme pour me dire qu’il ne sait pas dire, qu’il faudrait écrire mais qu’il ne le veut pas.

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Lundi 6 février 2017 à 21:19

Une hésitation. Son regard se perdait dans les mouvements maladroits de ses doigts.
J'ai rêvé que tu revenais me dire qu'il fallait recommencer.
Je me souviens de ce mélange de rage et de pitié, et du grand colosse de pierre dans ces paysages fantasmagoriques.
Il y avait un paquebot fantasmé, le désert de mer et cette immense statue, au loin. Ton visage si abstrait et cette naïveté blessante. Toujours, cette impression de pouvoir.


***

Les battements de mon coeur se font parfois plus courts, quand dévalent soudain les souvenirs.

***

Dans l'apaisement d'une matinée qui se réveille, les vagues de la langueur viennent se glisser au creux de moi.



Lundi 30 janvier 2017 à 21:07

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Puis elle s'effondra. Au loin, le tumulte des présences et la peur qui grandit.  Dans cette confusion de bruits et de lumières rouges, son corps était étendu. La fraicheur du sol pénétrait lentement la peau de ses mains et des arabesques de poussières venaient s'y glisser. Elle pouvait y voir le ciel. Le ciel immense au creux de son corps, qui lui ouvrait soudain l'horizon. Les étoiles infinies défilaient devant ses yeux, comme des lucioles multicolores. Son souffle demeurait étonnamment régulier et soulevait doucement sa poitrine. Elle bougeait à peine. Il avait fallu tomber. Son corps docile et multiplié dans l'air dévorait l'angoisse. Au loin, tellement loin, une silhouette noire riait. 

Les murmures insinuant qui s'écoulaient de ses poumons venaient se briser sur le mur, blanc-sale, en face d'elle. Elle sentait le silence glisser entre ses lèvres, lentement monter aux nues et s'envoler. A la surface de ses lèvres, l'air invisible et doux d'un instant qui se déroule. Elle devinait le temps s'enfuir, et le mur se déshabiller. Pour se joindre à la danse, son cerveau à l'abandon coloriait au hasard les irrégularités de la peinture.

Au dehors, les pas réguliers sur les échafaudages gris.
 

Samedi 7 janvier 2017 à 13:58

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Ce qui est assez étonnant, c'est que je considère toujours cet espace comme étant très important. Un peu comme la plateforme, il ne s'y passe plus grand chose, comme quelque chose d'un sursis. Pourtant, c'est précieux. Malgré ce nom qui sent bon l'adolescence, malgré les articles éparses et dont le nombre ne fait que baisser d'année en année, il y reste quelque chose de moi. Il y reste ce souvenir, ou plutôt cette certitude, que j'aime écrire, que je peux écrire et autre chose que du factuel, que du scolaire, que du professionnel. Il y a cette facette de moi que j'ai appris à chérir. Je me dis que tant que tout est là, que tant que j'écris, même peu, il reste quelque chose de cette flamme et de cet enthousiasme en moi. Cela me rassure. Un refuge contre les assauts de la vie courante, contre le découragement. Un refuge de poésie, de rêves. Cette partie de moi, qui écrit et qui s'accroche, elle est un refuge et un socle. Comme chaque année, je voudrais pouvoir m'investir plus. Comme chaque année, je sais que cela sera difficile. J'ai toujours des études trèsx exigeantes, encore des concours et des contraintes. Je travaille, en plus. Comme chaque année, je tiendrai. Je prendrai le temps de venir souffler sur ce feu tremblant. Je le sais. C'est paradoxalement quelque chose dont je suis fière, d'avoir su conserver cet espace d'internet pendant plus de 10 ans (et oui!). De l'avoir toujours façonné à mon image. D'avoir su en conserver quelque chose, de ne pas avoir voulu en faire un produit plus consensuel. Finalement, comme j'ai toujours résisté à en donner l'adresse aux gens que je connaissais et comme cette plateforme n'est plus aussi active, il est devenu presque désert. Finalement, je me suis libérée, au moins pour une partie de ma vie, d'une forme un peu traitre de fausse exigence, d'une envie de reconnaissance et d'approbation. Finalement. C'est peut-être aussi ce qui rend cet espace précieux. J'ai l'impression d'y trouver mon langage.

J'ai toujours eu en coin de tête, d'ouvrir un autre blog. Selon les périodes, ces envies évoluent. Parfois, j'aurais envie d'un blog beaucoup plus classique, en parallèle. Et conserver celui-ci ainsi, presque secret, et intime. Bien sûr, parfois, cela me décourage de me dire que je publie vraiment peu. J'ai peur, insidieusement, de continuer à souffler sur ce qui n'est pas un feu mais un tas de braises déjà mortes. Dans un coin de tête, j'ai toujours la phrase de Breton que m'avait rapporté J. sur la mort de l'imagination à 20 ans et qui m'avait rendue furieuse. Fumeuse assertion déterministe, mais qui vient réveiller la peur d'être rattrapée par le temps, ou par autre chose de plus fort que soi. Les pensées qui théorisent une forme de déclin m'ont toujours mises profondément en colère. C'est plus facile, de s'abandonner à la fausse évidence que la vie porte inexorablement vers le déclin. Les années passant, on se retrouve avec ses blessures, ses névroses et il est tellement plus simple de se dire que c'est là la marque de l'altération d'une pureté primitive. Bref.

Je me projette un peu difficilement vers 2017, car il y a encore la montagne d'un concours à l'horizon. Une fois encore, j'ai l'impression de m'y lancer épuisée et j'ai bien du mal à ne pas partir perdante. Je suis fatiguée, essoufflée et j'ai toujours cette impression qu'il me manque un profond élan de volonté. Pourtant, je suis déjà sur le sentier, plus ou moins bien équipée, un peu hésitante, mais j'avance. Au loin, la montagne me paraît encore immense, mais j'ai déjà un premier col à franchir en courant et, paradoxalement, cela me motive. J'ai envie d'y arriver. Je voudrais que cette envie viennent me nourrir et vienne combattre cette fatigue qui m'habite. Peut être que ce n'est qu'une représentation illusoire et idéalisée de la motivation, ceci-dit.

Cette année 2016, malgré tout, je me suis sentie mieux. Je continue à récupérer. J'ai trouvé une forme d'équilibre plus profond grâce à mon amour. Je ressens grâce à lui une forme de paix et de sentiment qui me rassure profondément. J'ai trouvé l'énergie pour finir une année difficile et d'enchaîner sur une épreuve. J'ai voyagé. J'ai trouvé que j'étais parfaitement entourée et que cela était la plus belle chose de ma vie.

Pour 2017, avant tout j'aimerais conserver et ancrer cet équilibre. Conserver toutes ces personnes autour de moi. L'aimer lui avec encore plus de confiance. Plus pragmatiquement, j'aimerais gravir la montage entière et y planter mon drapeau (malgré la difficulté, malgré les peurs, malgré la fatigue). J'aimerais venir écrire plus souvent ici et me remettre plus régulièrement à la lecture. J'aimerais cultiver la confiance dans les choses et prendre plus de temps pour ce qui me fait du bien. J'aimerais continuer à lutter contre la peur, donc. Ou plus exactement, continuer à l'apprivoiser. Continuer à être moins jugeante dans ma manière d'appréhender les choses, que cela soit pour moi et pour les autres. J'ai fait déjà beaucoup de progrès. Peut-être aussi, arriver à canaliser ma colère et mon angoisse quant à l'avenir du monde. Plus pragmatiquement encore, j'aimerais passer moins de temps sur les réseaux sociaux.

Je vous souhaite à tout.e.s celles et ceux qui passez encore par ici, une très belle année 2017.

 

Lundi 19 septembre 2016 à 5:23


Dans le sol enfoui,

J’arrime par-dessus bord,

Des souvenirs et des louanges

Quelque chose de bien trop flou,

Dans le cœur de l’amplitude immense.

 

Et puis, ces espoirs d’une nuit qui ne finit jamais,

Protégée à l’infinie de la fatigue,

Des paupières qui ploient,

Du cerveau qui devient trop lourd.

Protégée de ces assauts de conscience.

 

Je voudrais oublier mon corps, dans la fraicheur du dehors

Qui vient me caresser les mains.

Je voudrais oublier la couleur du jour fardé et

Les bruits du monde qui se réveille

Et se rappelle à moi.

 

Le soleil se devine à travers le rose, à la fenêtre

J’aimerais m’y fondre sans dormir

Et glisser à travers Paris

Comme dans un rêve?


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