Mercredi 11 décembre 2019 à 14:00

Les émotions comme des vagues que l'on traverse. Je saisis le plaisir d'être au-dedans du flot sensoriel qui réveille chaque partie de moi. C'est comme un élan. Je formule au hasard des intentions d'amour et de sens auxquelles ma peau répond. C'est un lyrisme, et un espoir.
 
Dans cette immense nuit, je souligne les contours de ces hommes que l'on voit errer. J'aime tellement ce temps de la nuit portée par la musique, ou les rues vides crient la liberté qui s'élance. Tu vois, c'est ce souffle que je voudrais garder en moi, toujours.
 
Dans la nuit, je te rejoins et tu me manques beaucoup. Je voudrais que l'on joue à se séduire toujours.

Mercredi 27 novembre 2019 à 10:27

Folie, dit-elle
Et regarde ce que le jour apporte
L'espoir,
L'espoir était là, au-dedans de nous

Mercredi 20 novembre 2019 à 22:59

Les gouttes résonnent sur le sol infini
De l’espace immense de mon esprit qui coule.
C’est adieu que je murmure, pendant que j'entends
Le flot des souvenirs que ta présence préserve.

Mon cher ami, mon compagnon,
Il y avait cet espoir que tu demeures toujours,
Et que tu veilles encore,

Sur les souvenirs que l’on porte
Dans la caresse des murs ;
Ce souffle de force forgé à même le temps.

Alors, dans cette grande maison,
Dont les pièces naviguent à travers nous,
Promets-moi seulement,
De nous garder toujours,

Car je voudrais que tu saches
Que je ne t’oublierai pas.

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Mercredi 13 novembre 2019 à 11:19

(le 5 novembre)

De tout cela il faudrait, encore, tracer les contours. 
Rejeter les échos de l'incohérence, de l'incomplétude. 
Je ne sais pas parler, dit-elle. 
Je sais pourtant réarranger. 
Et cette question: qu'est-ce qui vaut la peine d'être lu ? 
Ou encore, ai-je envie de porter cela public ?
Dans l'abandon lent et progressif de cette plateforme,
Il y a eu le retour à un journal presque intime. 
Où je murmure les pensées, où quelque chose se libère. 
Je lis avec admiration les personnes qui agencent les mots, 
Comme autant d'envols. 
Les voix en moi pépillent et glissent. 
Et si c'est pour moi, je crée encore ? 
Voudrais-je à nouveau être regardée? 
J'ai engardé l'équilibre d'être ici et d'être chez moi,
Comme une porte entrouverte, au fond d'un endroit très perdu,
Où passent seulement encore, les gens qui ont connus le chemin.
 
Et puis, 

Lundi 28 octobre 2019 à 17:19

http://imparfaiite.cowblog.fr/images/Nouveau/8c7f47887c93194e95527c0eb0eb45cc.jpgJe suis prête, je crois, à clôturer cet endroit, pour le faire naître ailleurs.
Parfois, vivre en dehors est une retrouvaille.
Mon paquet de feuilles sous le bras, je pourrai finalement sceller cette maison,
Peut-être.
13 ans que j'habite ces pages, que je les parcoure et que je les écris.
Dans un souffle, j'ai copié les textes, j'ai caressé les émotions et j'ai vu, comme on voit en tournant un album photo. Oui, ces images, ces sons et ces intonations d'avant.
Depuis tout ce temps.
Ces imprécations, ces pleurs, ces joies; les milles visages de mon être, qui pétillent et viennent réveiller mon cœur.
Je n'ai plus honte.
De ce que j'ai été, de l'enfant qui a commencé à écrire, de l'amoureuse transis, des coups de poings rageurs. J'apprends la paix.
Alors, de la naissance de mes rythmes d'écritures, de mes recherches esthétiques, de mes besoins de raconter, j'accepterai tout.
A la rencontre, des horizons des soi et des traces du passé, je suis traversée par ce qui vibre et résonne en moi, à l'infini.
Je vois des visages, je retrouve des noms passés, je me rappelle, je me souviens,
Et j'écoute.
Crois-tu que je suis là ?
Je sens les échos dans mon cœur. Je pense à eux, à moi.
Ce n'est pas que j'ai voulu et que j'ai pu tout lire; c'est juste que j'ai senti la haine se calmer. C'était fort. Je me suis entendu crier et j'aurais voulu me prendre dans les bras, "tout ira bien ma chérie".
Je t'assure, on y arrivera, l'espoir, au creux de nous.
Ma petite fille, mon petit être.
Ma lumière.

Je suis prête, je crois. Ou bien je commence à l'être, ce qui est déjà beaucoup.  
J'ai envie de célébrer. 

Musique
He was alone in the city
Those flashing lights made him dizzy


Mardi 22 octobre 2019 à 16:53

Dans les alentours, le ciel est approfondi par ces aplats de nuages, dont les couleurs viennent dessiner les contours et se parer des miroirs du soleil. Face à l'horizon, la colline surplombe la mer; il y a une hauteur. Une femme se tient là. Ses longs cheveux noirs descendent sur ses épaules. Elle me regarde, ses grands yeux bruns comme des reflets.
D'un coup, sa poitrine part légèrement en avant, comme un spasme, une pulsation immense. J'entends la musique qui me courre le long des doigts. Son bras trace un demi-cercle et dans un mouvement lent, il danse. Ses pieds se décollent à peine. C'est comme si l'ombre de sa main allait se plonger dans l'eau. Elle me raconte la nostalgie, le courage et l'espoir. Elle m'encourage de son chant à peine perceptible. C'est comme si elle soulevait ma douleur, comme si elle portait sa main sur la mienne, comme si son sourire venait, comme une vague, briser la barrière qui me sépare du monde. Son corps se soulève encore, de cet élan clair et vif qui la fait presque basculer et résonne dans l'infini. C'est presque comme si l'on pouvait en voir les échos. Le vent qui bruisse dans l'herbe humide murmure comme une prière.
Je sens le son parcourir ma peau et je cherche à entendre les mots qui s'y glissent. Dans l'intensité qui me presse, il y a des reflets d'images qui se dérobent et filent à toute vitesse. De ce flux, il ne reste qu'une silhouette, cette silhouette, dominant l'océan silencieux.
Attends-moi.
Je voudrais lui parler, c'est trop rapide pourtant, ou bien suis-je trop lente. Les phrases jamais ne se concluent et les mots viennent s'échouer sur mes lèvres. Il ne reste que la palpitation étouffée de son corps qui danse, et du mien, qui se fond parfois dans le sien, au basculement de cette pulsation. Je tends les mains vers elle, les épaules qui se baissent, pour lui ouvrir encore, la surface de mes paumes. Un rythme qui me prend tout entière, un mouvement qui me paraît soudain si clair.
Mon amour, mon amie, mon éclat.
Mon cœur s'accélère encore, et creuse au fond de moi. Je n'arrive pas à saisir le sable de vent que je sens glisser entre mes mains. Son contact et sa caresse m'apaisent, pourtant. Ma tête se lève lentement, je voudrais pénétrer l'infini, je voudrais me noyer encore dans ses yeux bruns, je voudrais l'atteindre.
Je suis toujours là.
A l'horizon, les larmes ne sont que des instants que l'on oublie.

欲 - Yuki Hayashi

Vendredi 4 octobre 2019 à 10:23

Marche comme une reine dans les alentours qui errent.
Je nage dans un océan d'angoisses, tu vois ?
Je murmure,
Je murmure.
Le ciel est d'or comme une épaisseur rêvée.

**

La lumière, la lumière parfois au bout des doigts brûlés.


Lundi 9 septembre 2019 à 17:33


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Je voudrais savoir, moi, pourquoi je m'assèche si vite. Je voudrais comprendre où est ce que l'énergie me coule entre les doigts. J'ai l'illusion tenace que l'horizon jamais ne voudra se dégager, qu'il continue une ronde intense autour des envies de mort, et la fatigue. Arrogée aux miroirs, perdue parmi les reflets et les brisures de verre, je voudrais cesser de me frapper encore. La plante de mes pieds m'apparaît mieux ancrée, pourtant, mais ce sont des flous qui m'entourent toujours et me prennent le cou, les mains, le cœur, dans un mouvement asphyxiant qui me rappelle au doute. Dans le marais entier des souvenirs que l'on brasse, des phrases qui nous blessent, il y a cette peur intime qui toujours renaît. C'est un écho qui s'assourdit seul, s'amplifiant d'un même souffle depuis la fin du mois d'août. Je me retourne et demande "pourquoi viens-tu comme ça ? Que dois-tu me dire?" mais il ne me reste que l'amertume d'un sentiment absurde, que la question classique et modeste du sens que l'on cherche partout, sans jamais le saisir.

Je voudrais savoir, moi, entendre dans mon cœur l'impression d'une note que l'on chante enfin juste. Mes yeux sont secs comme un bouquet de lave, dont la poussière vient glisser en hauteur de paupière. C'est un ballet que j'entame, quand mon esprit résonne au-dedans de moi. L'alternance est épuisante; c'est une vague enchâssée qui tourne entre des cris au monde et des fixations précises, que l'on dirait futiles. Parmi les images au-delà des temps, au-delà des mondes et des jours enlevés, je recherche des harmonies hâtives et justes, comme on aime boire encore les paroles qui nous bercent. Hier, j'ai cru percevoir notre odeur à travers l'appartement. J'ai toujours aimé les familles qui avaient une odeur, les maisons et les appartements que je reconnaissais par l'alchimie stable et précise d'un parfum. Si je ne parviens pas à me sentir, je suis amoureuse de ton odeur et j'ai pu faire connaissance, rapidement, avec la nôtre, comme on rentre d'un voyage. Il y a cette distance, d'un coup, d'un visage que l'on ne peut jamais réellement voir et qui nous apparaît, soudain. Le rituel est en marche, et je vide les valises. Je sens ta présence et tes lèvres contre moi, au plus près de moi, se glisser dans ma peau. Ta joie qui pétille m'apaise encore et encore et je voudrais rester longtemps dans tes bras nus et doux.

Lundi 26 août 2019 à 16:02

 Happée, cette peur et dans l'intertice des lueurs j'enveloppe mon corps dans une nuée absurde.
 

Vendredi 5 juillet 2019 à 13:28

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Les lumières qui s'allongent, dans le corps du ciel. Le bruissement presque silencieux de ces lanternes en papier qui s'élèvent dans le ciel. Je voudrais pouvoir monter, moi aussi. Je voudrais pouvoir m'élancer toujours dans cette légèreté, dans cette certitude métaphorique, dans le mouvement pur. Je ne sais pas vraiment respirer, tu sais. J'ai ce reflexe-là de diminuer ce souffle au-dedans de moi, comme s'il fallait craindre ses propres ailes.



Mercredi 12 juin 2019 à 16:45

J'étais très émue. Ce sentiment de retrouver une partie de soi, une évidence qu'un jour nous avions été unie, que mon corps faisait partie de mon équipe. Je retrouve une vieille amie, "tu te souviens de moi?". Tu étais là depuis toujours. Je suis émue. Ce sentiment qui jaillit en moi. J'ai eu le souffle court.

Mercredi 5 juin 2019 à 18:21

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Dans l’horizon d’un partage inexploré, dans l’instance suspendue d’un espoir à venir, dans l’envolée timide d’une joie qui courre, il faudrait pouvoir se lancer. Je tangue à l’arrêt, secouée d’un enthousiasme nouveau, je voudrais pouvoir danser. Mon esprit, d’un coup plus léger. Une pulsation continue qui parcoure mon corps, m’entraîne en avant. Et puis ?

Je suis avec toi. La lumière glisse doucement par l’espace du rideau. Tu te tiens par devant moi. Les yeux levés je caresse chaque partie de ton corps. C’est une énergie que je sens me parcourir. Mon esprit perd le compte et n’instruit ses erreurs. Dans ces soulevées de plaques, l’intense est au creux de nous. Je te sens par-delà la distance et cette tension m’emplit. Les mots s’égrènent doucement, et le rythme même de ton souffle me prend.

Dans l’intensité de la nuit qui vient nous protéger, je marche dans les rues inventées des espaces qui m’appellent. A la lueur d’un équilibre qui frissonne, je prends ta bouche, je t’embrasserais encore si je le pouvais, je t’embrasserai.

Lundi 20 mai 2019 à 17:41

Lundi 6 mai
[Je me souviens de chanter à voix basse dans la rue, cela parlait de colère, d’émotions à sortir et, dans un rythme saccadé, d’une impression d’enclavement, je crois].
[Rêve] J'ai rêvé de voyage. Tout est encore flou, les images ne se superposent plus. Il y avait cet internat avec une valise à préparer, je ne retrouvais plus mes affaires. Puis je suis dans la campagne. J'avance toute seule, sur une sorte d'engin à moteur que je commande avec une tablette. Il avance tout seul. Puis je fais un changement et je m'arrête. Je finis par faire fonctionner l'engin manuellement. La route est très vallonnée, on dirait une carte postale. Le ciel est gris. Je sais que je dois me rendre quelque part, peut-être un jeu de piste ou un rendez-vous. J'hésite à changer de direction, j'ai des difficultés à reprogrammer la tablette pour que la machine fonctionne à nouveau toute seule.
Je dois faire ma valise pour partir à Barcelone. Je me réveille à plusieurs reprises. Une fois, je crois qu'il est 11h30 et que j'ai loupé mon avion. Ce n'est pas le cas. Mon sac est près, j'ai un ciré. Ma mère est à côté, je n'ai pas envie qu'elle vérifie mes affaires. Je suis heureuse de partir. Je me réveille en pensant que je ne dois pas aller au travail. 
 
Je voudrais être sûre d'avoir des choses à dire et des idées à envoler. 
 
Mardi 7 mai
Je trouve tout le monde dur, je trouve tout le monde dur. 
 
Alors comme ça il faudrait que je m'arrête, encore. Dessiner sur mon corps ces marques qui viennent imprimer ma poitrine. Décrire une nouvelle fois la vague informe de tristesse, de lassitude, de découragement, de passivité et de colère qui irrigue mon esprit sans le laisser s'ouvrir. 
C'est une pression lancinante qui me prend le cœur qui m'enveloppe entière. Je sens comme un voile qui me pèse, et je voudrais que cela s'arrête. "J'ai envie de crever", la petite musique repart, et ça faisait longtemps. C'est une pesanteur immense qui parcoure mon corps. Chaque geste, chaque pensée me paraît nécessiter un effort immense. Je suis fatiguée rien qu'à envisager quelques chose. Ecrire se fait mot par mot, phrase par phrase, comme on rampe. 
Je cherche une musique qui viendrait prendre l'émotion à bras le corps, pour la désenclaver et la faire naître au monde, la transformer et puiser l'étincelle, qui viendrait libérer mon corps et mon esprit de ces torpeurs douloureuses. Alors je temps l'oreille, et j'écoute, attentive à la note qui viendrait sonner juste à mon être. 
Désenclaver mon corps, désenclaver ma tête, extraire ma douleur, 

Mercredi 8 mai
 
Là encore c'est un flot, toujours couplé à cette pesanteur lancinante. Tout me paraît incroyablement dur. J'ai l'impression de laisser filer ma vie et de plonger dans une eau glacée qui me brûle. Je m’en veux, j'ai honte. Impossible de sortir du lit pendant plusieurs heures. Impossible de me rendormir (pour laisser fuir un peu), alors je culpabilise en disant que je ne suis pas fatiguée. Mon cerveau réfléchit, tourne les choses, voudrait optimiser et ne trouve pas de prise. C'est un découragement profond, je ne sais pas quoi faire de moi. Tout m'ennuie, tout me paraît dur, gris, lourd. Tout me paraît à la fois futile et démesurément compliqué. J'ai l'impression de me recroqueviller de l'intérieur. Je voudrais manger pour me remplir mais je me dégoûte et je sais que ça ne sert à rien. Je voudrais hurler mais je me sens si faible. J'ai les dents serré, l'estomac serré, je me sens contractée et prise d'un poids
 
Jeudi 9 mai 
 
Je lance des mots comme on lance des dés, je lance des mots pour saisir ce que je n'arrive pas à entendre. Je lance des mots comme on cherche l'élan. Toujours les dents serrées, ma poitrine bloquées, des flux contrariés et fous tout le long de mon ventre. C'est un mouvement qui ne se fait pas. Je sens des vagues qui naissent au loin de moi émerger d'un coup, se fracasser contre mes parois trop fines. Et puis,  d'un coup je tangue. Je tangue sans m'arrêter. C'est intérieur, c'est sous-jacent et c'est si fort. La marée qui m'emporte en arrière zone. C'est cet impression d'un équilibre qui se brise, à la fois soudainement et sous une poussée que l'on sent née d'un mouvement oublié. C'est un château de cartes qui s'écroule d'un coup, mais en dehors du cadre. Alors je me retourne, je me demande d'où cela naît, mais le bateau prend déjà l'eau. D'extérieur tout va bien, je contiens, comme un réflexe. Je contiens alors qu'il faudrait sûrement accepter. Face à ces masses qui arrivent, j'ai peur. Mon esprit s'emballe, s'emmêle dans des pensées contradictoires, toujours négatives, se cogne contre les murs. Je lui murmure que ça va aller, puis je perds patience, je lui dis de se calmer, je lui supplie d'arrêter, je cherche des prises autour de moi. Je réfléchis à des distractions, je ferme les yeux, me bouche les oreilles, juste pour avoir un peu de répit. Puis cela revient. Quand je me réveille ce matin, c'est comme quand je suis malade. Lorsque je retourne doucement à la conscience, les symptômes sont-ils toujours là ou bien est-ce parti ? Je me réveille un peu engourdie mais ça a l'air d'aller. Finalement, c'est toujours là, j'aurais peut-être dû rester chez moi. Mais pourtant ça va, pourtant que je suis assise, je souris aux collègues. Je n'arrive juste pas à travailler, aspirée par un centre d'attraction psychique à l'intérieur de moi. Je me sens impuissante, je me sens entravée. Une douleur sourde et diffuse, que je n’arrive pas à saisir, qui se dérobe. Je visualise ce qu'il faudrait faire : appeler la psy, me concentrer sur ma respiration, accueillir plus doucement ces sentiments et ces sensations. Mais je suis là, comme hier dans mon lit, tétanisée, à l'orée des choses. Il faudrait si peu, je me sens si proche de ces actions mais ce millimètre qui me manque est comme un gouffre. J'essaie de rendre compte de l'état de tension dans lequel je me trouve. La panique au bord des lèvres. Je décroche. Lorsque je suis occupée, je sens vrombir ces sentiments dans un arrière-plan, comme des coups sur une porte au loin. Boum, boum. Des échos dans l’horizon à l’intérieur du vide dans ma poitrine. 

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Lundi 20 mai 2019 à 17:38

Dans l'espace ouvert d'un été possible, il y a ce bleu saturé. Le ciel étalé et flamboyant, d'où se détachent les nuances intenses du vert des arbres, qui bruissent. Cette certitude des aplats et des couleurs tranchées, le mouvement délicats des silhouettes immenses.
 
  

Jeudi 2 mai 2019 à 9:56

Et dans les sûretés de la vie, cueillir encore l'envie du large et des envies palpitantes. Tout va trop vite et il me faudrait du temps. Il me faudrait de la vie en barre, à croquer, à mordre. Je voudrais pouvoir perdre mon esprit dans l'infiniment là.

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