Lundi 15 juin 2015 à 17:59

L'âme adore nager.

Pour nager on s'étend sur le ventre. L'âme se déboîte et s'en va. Elle s'en va en nageant. (Si votre âme s'en va quand vous êtes debout, ou assis, ou les genoux ployés, ou les coudes, pour chaque position corporelle différente l'âme partira avec une démarche et une forme différentes c'est ce que j'établirai plus tard.)

On parle souvent de voler. Ce n'est pas ça. C'est nager qu'elle fait. Et elle nage comme les serpents et les anguilles, jamais autrement.

Quantité de personnes ont ainsi une âme qui adore nager. On les appelle vulgairement des paresseux. Quand l'âme quitte le corps par le ventre pour nager, il se produit une telle libération de je ne sais quoi, c'est un abandon, une jouissance, un relâchement si intime.

L'âme s'en va nager dans la cage de l'escalier ou dans la rue suivant la timidité ou l'audace de l'homme, car toujours elle garde un fil d'elle à lui, et si ce fil se rompait (il est parfois très ténu, mais c'est une force effroyable qu'il faudrait pour rompre le fil), ce serait terrible pour eux (pour elle et pour lui).

Quand donc elle se trouve occupée à nager au loin, par ce simple fil qui lie l'homme à l'âme s'écoulent des volumes et des volumes d'une sorte de matière spirituelle, comme de la boue, comme du mercure, ou comme un gaz - jouissance sans fin.

C'est pourquoi le paresseux est indécrottable. Il ne changera jamais. C'est pourquoi aussi la paresse est la mère de tous les vices. Car qu'est-ce qui est plus égoïste que la paresse ?

Elle a des fondements que l'orgueil n'a pas.

Mais les gens s'acharnent sur les paresseux.

Tandis qu'ils sont couchés, on les frappe, on leur jette de l'eau fraîche sur la tête, ils doivent vivement ramener leur âme. Ils vous regardent alors avec ce regard de haine, que l'on connaît bien, et qui se voit surtout chez les enfants.

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Mercredi 3 juin 2015 à 4:42

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Je suis à l'autre bout du monde, emportée.
Au bord d'une journée infinie (les heures sont tellement floues)
C'est pourtant si rare que les matins m'accueillent
Et que les soirs s'emmêlent en sommeil
Quand je retrouverai ma voix, je te dirai
Quand mon coeur lentement renoué
Quand, je te le dirai
Et les accents de lyrisme ne seront plus qui croire


Je suis une poussière chevrotante, illuminée et-bahie


Il faudrait pouvoir renoncer à scinder, à tomber au bout d'une ligne, à sauter vers l'avant et plonger dans la mer blanche du rythme qui ne se déroule pas. Pour pouvoir écrire un roman, pour pouvoir narrer encore et dans la profondeur des interstices, distiller, distiller, et envahir. Mon amour! Et ma joie! Ma tristesse! Peut être moi! Distiller, distiller et voir, les miettes au fond de l'argile. Ailée, et je m'estimerai heureuse.

L'émotion me secoue de toutes parts, mais à quel point est-ce factice?

Dans l'aube qui me traverse, je cherche du bout des doigts des traces de sens, des incantations retrouvées et des nouvelles des parties de moi disparues. Dans l'aube qui me traverse, j'entends le réveil de ce qui s'est tue, j'entends l'après-guerre et le silence du temps. Eparpillée. L'air me pénètre les tempes et le soleil croit. Je n'irai pas me plaindre de m'avoir vu tomber, les temps étaient si difficile. Et comme un autre combat à mener, il reste à battre la campagne. Dans un soupir. Et comme l'errance n'est pas finie, à supporter la faim, à continuer l'oubli. Il faut repartir. Un départ en creuse un autre, tu vois. Et il n'est jamais l'heure de fermer la première porte.

J'ai envie de discuter avec J. J'ai les paupières qui brulent (les heures décalées frappent à la porte). J'ai envie d'inspiration. J'ai faim de la nuit.

Il y a dehors, les crapauds qui hurlent en attendant les pluies, l'averse et le tambourinement de l'eau.

Le baton de pluie glisse à mon oreille, pour s'enfuir à mes yeux.

Tu ne pleureras pas.

Tu es éclose, déjà.

Et tellement peureuse,

Encore blessée (on ne guérira pas, tu le sais)

Encore saignée

J'enveloppe tout de filtres, je coupe les fils (pour mieux les contrôler, tu vois tu vois)

Ces chants, au loin, étouffés, éclairent pourtant,

Quelque chose de mon être.


Frisson




Je veux retrouver le contact du rêve,
La fine cascade qui se glisse



La musique

Lundi 27 avril 2015 à 23:21

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Les villes te pressent, comme mon corps en dessous de moi, qui tambourine, qui tambourine. Le soleil m'éblouit et me brule un peu, je tends le bras pour attraper sa lumière, et les rayons qui viennent glisser sur ma main. Doucement, perce en moi une douce euphorie dont la radicalité m'attire. Doucement, le monde me murmure mon nom, et les rues m'enjoignent vers le ciel. J'articule faiblement la musique qui s'écoule en moi, et qui, comme des vagues, se dépose aux frontières de mes lèvres. C'est le sentiment qui m'habite. C'est l'injonction enthousiaste qui réagit au monde. C'est l'espoir d'ouvrir.

La musique



Lundi 27 avril 2015 à 10:25

Dans ces moments, tu m'apparais. Tu es l'autre qui vient se blottir sur moi, et mon corps tremble légèrement. "Tu es là". Tu dis souvent que tu ne me manques pas, c'est vrai. Eloignée quelques jours, je ne ressens pas de manque. Mais ce moment où je te retrouve, tu es là. Il y a ton sourire, tes bras, et tu es là. 

Les rayons de lumière qui viennent se déposer sur le lit, après l'amour. Je ferme les yeux, et j'entends la mer. Je l'entends distinctement, et le vent qui vient me caresser la bouche. 

Dans les rues de Milan, les places immenses, le soleil et ton sourire d'enfant. Nous renaissons au jour, parfois. Et dans l'immensité d'une insouciance, il y a le désir de m'abandonner à toi. 

Tu es l'autre qui vient se blottir contre moi, et je connais l'odeur de ta peau. 

J'ai pris mon billet pour Washington. Deux mois. Tu vas me manquer, je le sais. 



Lundi 30 mars 2015 à 11:24


Et comme on s'appréhende, à l'envers de nos peaux, et où les mots se glissent, au creux de toi. 
 
Il y a toujours un sursaut physique à t'entendre m'émouvoir, et à t'entendre me caresser,
Parfois même, je sens mon désir proche de la nausée, tellement tes mots me dépassent et m'emplissent. 
Parfois même, je tombe dans un vertige quand tu es pleinement là. 

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Lundi 16 mars 2015 à 17:21

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Je me vois faire, la pensée qui tire avant l'ombre. Le réflexe qui se déroule devant mes yeux/mon coeur impuissants, celui qui consiste à envisager les choses négatives, les points de faiblesse, d'envisager la relation comme étant par essence vouée à finir. Dans un pur instinct de protection. Je sens, j'entends, je vois cet instinct battre. Quelque chose d'insidieux, pour s'empêcher de franchir le dernier pas avant un quelconque abandon, avant l'attachement (même le plus minime). N'envisager que le tempo du toujours incertain et du "prête-à-partir", "prête-à-s'enfuir". Surveiller le terrain, envahie par la prudence. Se protéger dans une distanciation constante dès qu'il n'est plus là. 

Il faudrait faire confiance à la vie, et à l'Autre
(qui ne va pas mourir, qui ne va pas blesser juste au moment du lâcher-prise)
(c'est se faire confiance aussi sur la possibilité même de susciter de l'attachement) 

Poser ceci, voir une photo qui me fait penser à mon père, avoir soudain le coeur qui étouffe un sanglot. Et encore une fois, sentir les choses se passer, comme en spectatrice. 


Je tire avant l'ombre
Et ces accès de mauvaise humeur (et j'ai écris d'abord "mauvaise humaine")
Sans aucune doute ma peur est à la porte
Et dans ces instants rageurs où je me débats comme cette tristesse
Je voudrais avoir l'énergie pour ne rien perdre
Ni aucune facette de moi, ni aucun être, ni aucun désir
Ni aucune opportunité, ni aucune minute désuète
Je voudrais avoir l'énergie pour t'embrasser tous les jours 
Je tire avant l'ombre, avec la lucidité qui toujours m'afflige
Je tire avant l'ombre, toujours aussi précoce
Pour tirer en l'air, signaler une pause, je voudrais crier
Pour tirer en l'air, ni sur soi, je ne trouve plus mes mains
Mes yeux sont encore endormis et tatonnent dans le noir
Je paniquerai presque à l'appel du réveil, encore. 
 

Mardi 3 mars 2015 à 12:14

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tu es pressé d'écrire
comme si tu étais en retard sur la vie
s'il en est ainsi fais cortège à tes sources
hâte-toi
hâte-toi de transmettre
ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance
effectivement tu es en retard sur la vie
la vie inexprimable
la seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir
celle qui t'es refusée chaque jour par les êtres et par les choses
dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
au bout de combats sans merci
 
hors d'elle tout n'est qu'agonie soumise fin grossière
si tu rencontres la mort durant ton labeur
reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride
en t'inclinant
si tu veux rire
offre ta soumission
jamais tes armes
tu as été créé pour des moments peu communs
modifie-toi disparais sans regret
au gré de la rigueur suave
quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
sans interruption
sans égarement
essaime la poussière
nul ne décèlera votre union.

Mardi 3 mars 2015 à 0:00

https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/65/35/bf/6535bf2ececd27292b8e7d8aa2a2b0b6.jpg© Andrea Tomas Prato Alice’s Art

Ce matin, j'ai été réveillée par le réveil de G². Il est sorti du lit se raser et je me suis rendormie, d'abord en saccades puis profondément. Alors que je me disais pour la millième fois qu'il fallait que je me lève il est revenu vers moi "il faut se lever". Je suis sortie du lit d'un coup. Cette fois, il avait bien compris que je n'aimais pas me lever "au dernier moment" et être en retard. J'ai eu le temps de me maquiller, de  m'habiller tranquillement. Pourtant, arrivée à mon bureau, je me suis rendue compte que j'étais encore en sommeil. Dans la douceur anesthésiante du sommeil. Et mon esprit, face au "travail", aux rapports à relire, aux colonnes à remplir s'en allait simplement. Il s'envolait ailleurs. J'ai mis de la musique, mais au lieu de me réveiller, cela m'a replongé dans une torpeur toute poétique (dans la mesure où grandissait en moi l'impression d'une sursensibilité à mon environnement et à la douceur qui semblait être lovée et continuer d'éclore en moi).

Je ne sais plus exactement comment mais j'ai ouvert, entre les mille onglets de d'habitude, deux nouvelles pages internet: la page d'écriture d'un nouvel article et mon blog. Et j'ai commencé à relire les articles. Je ne les lisais pas tous, surtout au début car je les avais toujours assez bien en tête. Mais peu à peu, je m'arrêtais pour lire, et les articles et parfois même les commentaires.

Il y avait la surprise de retrouver le texte avec des yeux neufs et de ressentir l'émotion que j'avais voulu poser ou transmettre se détacher des mots pour venir me saisir (moi qui était alors dans la position de la lectrice). Puis le texte reprenait - à des degrés divers mais parfois de manière étonnamment distincte - la place dans son temps, et je retrouvais celle qui l'avait écrite, les signifiés que j'avais eu en tête pour telle ou telle chose. A enfiler les pages, les émotions se succédaient avec grande densité, de même que les fils de mon passé, qui réapparaissaient soudain et venaient se tisser les uns aux autres.

Cette somnolence, paradoxale puisqu'elle m'apparaissait tout autant comme une sorte d'état d'éveil profond, m'a accompagnée toute la journée. Et j'ai lu, lu, lu ces mots que moi-même j'avais écris et que je redécouvrais. Avec la bienveillance qu'apporte un peu de recul mais avec la force et la puissance que procurent ces émotions revécues, ces vagues, ces valises de souvenirs sans cesse déposées. J'étais émotionnellement de plus en plus fatiguée mais je me sentais de plus en plus sensible et dans un état de semi-conscience clair. A un moment, j'ai senti que les textes me parlaient moins, et j'étais presque écœurée d'un trop plein de mots. Je ne pouvais plus lire les textes en entier, comme si j'avais trop "mangé". J'ai fermé mon blog, de toutes façons il était tard. J'avais jeté quelques phrases dans l'onglet d'à côté. Je les ai postées sans les relire ("non non, j'en peux vraiment plus, merci") mais avec une certaine forme de confiance ("oui, mettez les moi dans une boîte, je les mangerai demain").

Un peu plus tard dans la soirée, j'ai commencé à lire des mails échangés avec J. Et le flux qui m'habitait depuis le matin a comme repris son cours, dans son élan recommencé de souvenirs, de redécouverte et de relecture. J'ai relu de belles choses et de belles attentions. J'y ai vu une belle relation, et j'ai été fière.

Dans ce mélange de douceur, d'émotions puissantes, de souvenirs, j'y ai senti quelque chose comme une recherche de sens mais surtout, l'élan d'une réparation et d'une bienveillance de mes yeux face à ma vie.


Une partie de moi aimerait encore avoir l'énergie pour se penser cette fois à travers les échos qui me reviennent. Réfléchir sur cette relation à J., sur ce que j'ai vu éclore à nouveau devant mes yeux, sur l'écriture. Sur ces évènements clés que j'ai pensé à écrire ou suggérer et qui viennent architecturer mon existence, à ceux que je n'ai pas écris et qui demeurent pourtant, dans une forme invisible (et dans quelle manière alors, cette architecture est réécriture ?), sur le fait que cela se produit alors même qu'il semblerait que je commence une relation avec G² (et il y a dans cette apparition quelque chose de sa propre bienveillance).

Je me suis aussi souvenue de toutes les personnes qui passaient ou passent ici, les individualités sous pseudo qui parfois sont encore dans les parages, parfois qui renvoient systématiquement à des liens morts (et parfois, quand je relis des mots, et que je me souviens de la relation que nous avions, même par commentaires interposés pendant une petite période ou à une petite fréquence, il y a quelque chose d'un regret et d'un "oh, mais que devient-il/elle?)

mais mes yeux sont de plus en plus envahis par la fatigue et j'ai la sensation que je vais dormir d'un sommeil profond.





Lundi 2 mars 2015 à 18:34

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Dans la ville aux instants lointain, je cherche à nouveau des traces de ce que je fus, de ce que je fuis. Dans l'étrange insolence des premiers rayons d'été, l'espoir vibre en moi et colore de nostalgie les paysages de la rue, l'odeur des trottoirs. 


Je revois défiler les états de mon espoir et j'ai envie de pleurer d'amour. 
Le trop plein de mots et leur avalanche en moi.
Comme la main qui vient courir sur un piano, légère et précieuse,
Il y a les sentiments qui naissent à même les mots,
Entrainent les souvenirs et au-delà
Qui dévalent la pente d'une émotion intime,
Quelque chose de lourd et de puissant
Au moment-même où je me suis demandée
La naissance de l'émotion poétique,
Pour lui dire.


Je retrouverai quelque chose de ma fragilité au sein de la montagne où je me réfugie tant et où tu es venu par hasard. 
Je retrouverai quelque chose aux frontières des grands édifices de pensées qui construisent mon monde
Je retrouverai quelque chose dans le miroir de ta raison (ta raison qui est ta fenêtre, presque unique).
J'irai chercher le presque pour retrouver et chérir ce que le mien nourrit en moi.

Il y a une délicatesse précieuse à ces instants de vie, où je me roule dans l'instant avec une ferveur légère et impatiente, où je décide enfin d'imprimer à mon coeur une nuance de confiance et dans un sursaut de joie, je m'abandonne à ce qui m'est, je le crois, donné. 

Marcher clairement dans une odeur,
Et les oublis du jour
Dans cet espace que l'on s'ouvre
A travers la contrainte du temps
A travers ce que je creuse, 
Dans le blanc de l'ordinateur
Précipité à l'intérieur d'un calendrier carré.
Ouvrir, le livre des mots souvenirs,
Ouvrir la musique d'une chaleur
Se trouver dans la position des pages
Et des couleurs.



La fatigue me pétrie les paupières et l'émotion vient m'accueillir dans son intense quiétude.
Mes yeux dessinent du sens sur tout ce qui leur apparaît.
Mon coeur se froisse, comme lorsque je ressens trop de désir,
Et que j'en ai presque mal,
Perdue aux horizons des signes qui naissent partout où je pose les yeux
Je suis d'un coup dans une ivresse de sensibilité



Mardi 24 février 2015 à 18:12

I raise a monument of love
There is a swarm of sound
Around our heads
And we can hear it
And we can get healed by it
It will relieve us from the pain
It will make us a part of
This universe of solutions

J'érige un monument d'amour,
Il y a un essaim de sons
Autour de nos têtes
Et nous pouvons l'entendre,
Et nous pouvons être guéri par lui,
Il nous délivrera de la douleur
Il fera de nous une partie de
Cet univers de solutions. 




Je suis toujours frappée, au plus profond de moi, par la musique de Björk et son pouvoir de poésie. Fascinée par sa capacité à charger le mot de telle sorte qu'il n'y ait plus de barrière entre signifiant et signifié.
Le mot éclate au corps de l'émotion avec une justesse folle "from the... pain". La chanson se déroule comme une histoire car chaque mot replace son émotion propre et sa signification. La musique est là pour ponctuer la voix et les sons résonnent au creux des mots. Elle a une manière d'articuler avec force, c'est-à-dire de prendre chaque mot dans sa puissance, où l'on sent un effort (au sens d'une attention, voire d'un amour) pour le sortir, il faut parler lentement et détacher les sons pour l'enrouler au sens. Le sens est au coeur de chaque souffle de parole.

Et moi, je suis là à ressentir des mots, de plus en plus nus (justement car ils ne le sont pas). 
Et je me sens tellement en phase




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