Je tiens dans mes mains une étendue de sable froid,

Qui coule doucement.

L’eau de mes sens à peine retenue dans cette litanie

Silencieuse.

 

J’ouvre les paumes comme une étoile filante et je crie

Des paroles que je ne comprends pas.

Le sable est doux et triste dans sa fuite sombre.

C’est comme du vent que l’on embrasse.

C’est comme du vent.

 

Je suis nue et rêche dans un espace blanc,

Attachée au temps qui se révèle d’un coup.

La marée monte au-dessous de mes jambes.

Je ne saurais jamais s’il fallait se noyer.

 

La lumière, la lumière !

J’entends cette comptine qui murmure

Éclairée, éclairée !

Comme une mer immense.



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