Samedi 28 février 2009 à 1:59

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Je suis heureuse. J'ai eu ce que j'attendais depuis des mois. Ce nouveau souffle. Ce fut une bourrasque, une bourrasque magique et imprévue.

Cette bourrasque positive et régénératrice survient tout juste pour balayer une nouvelle phase, pour tourner une nouvelle page… encore une. C'est assez drôle de voir qu'en ce moment, enfin depuis mes premières éventualités sentimentales avec lui, je fonctionne par phases plus ou moins longues, des semaines basées sur le même schéma. Tout d’abord, je me mets à ressentir de nouvelles émotions inexpliquées et profondément prenantes puis, il me faut prendre du recul et les analyser, ensuite, je me décide du comportement à adopter et je tente de le mettre en œuvre pour enfin, atteindre un moment de répit avant de nouvelles émotions.

Ce fut le cas une nouvelle fois cette semaine. Cette semaine qui fut placée sous le signe d'un seul mot. Souffrance. Je passe décidément par tout les sentiments. Cette fois j'étais juste habitée par une douleur explosive qui me tordait les tripes. Qui me rappelait mon impuissance et qui me martyrisait. Les larmes aux yeux à chaque fois que le voyait. J'étais juste mal. Profondément mal. Le schéma habituel s'est répété.

Mais … j'en ai eu marre. Oui. Je l'avoue. J'ai flanché. Je sentais en moi cette lassitude profonde qui me dévorait chaque jour un peu plus. Oui je la sentais. Cette lassitude de la perpétuelle impuissance vis à vis de ses propres sentiments et l'inaction profonde présente dans sa vie, comme une la haine du quotidien. La haine de cette routine où chaque geste est répétition, vide de sens. Où je ne cesse de me battre continuellement intérieurement. De plus, il y avait les hasards, la vie courante qui tournait en ma défaveur… Mais …jamais je ne baissais les bras. Mon âme optimiste ne cessait d'envoyer des messages d'espoirs et de relativisme. Je luttais de toute mes forces à ne pas m'abandonner dans la pure et simple plainte, de baisser les bras. De tout envoyer en l'air ou de tout laisser couler. Je m'accrochais. De toutes mes forces, de tout mon cœur, je m'accrochais. Je n'avais pas de répit, ni aucune satisfaction lorsque je dépassais l'une phase car je me retrouvais en proie à une nouvelle émotion presque simultanément. Mais je ne lâchais pas. Me persuadant que cela serait moins dur. Moins long. Que je m'en sortirais. J'avais cette amour absolument démesuré qui me prenait une énergie folle et je tachais cependant de me concentrer sur tout les progrès intérieurs qu'il pouvait me procurer. Depuis plus de 5 mois, je me débattais dans cette toile de sentiments, ces sentiments tellement nouveaux, sans me décourager. Même si cette amour est impossible, compliqué et fatiguant. Mais, à côté de cela, jamais, je n'avais de réel réconfort. Au contraire. Au quotidien., je me prenait des petits cailloux ou des pavés en pleine tête. Même les notes, qui m'ont vraiment aidées dans certaines périodes de ma vie où elle furent un réel soutien, une perfusion de réussite, se sont cassées la figure. Depuis combien de temps n'ai-je pas été réellement satisfaite d'un résultat ? C'était dur. Mais je prenais sur moi, le plus possible. Regarder la note, hausser les épaules "Je ferais mieux la prochaine fois, il n'y a pas de problème, je ne me décourage pas." Combien de temps j'ai réussis à tenir ? Je ne sais … beaucoup plus que j'aurais pu me l'imaginer en tout les cas. Et puis … les petites contrariétés de quotidien qui ne font qu'intensifier tout cela. On perd ceci, on perd cela, on oublie ceci on oublie cela, il pleut, on se fait engueuler ou je ne sais quoi encore. Mais je ne m'abandonnais pas. J'étais dévorée par des envies de voyage qui tournèrent à l'obsession.

Heureusement, il y eut mes amis qui même dans leur impuissance furent le plus cher soutient que j’aie pu avoir. Le plus beau cadeau du monde.

Mais toujours la souffrance. Cette souffrance insoutenable. Cette souffrance qui faisait que .... je ne savais plus ou me mettre. Plus du tout. Perte totale de repère. Tout ce que l'on retient qui vient se fissurer. BAM. Oh merde cela a claqué. Et je vécu des nuits horrible, des journées sales. Je n'en pouvais plus. J'en avais marre. Marre de lutter contre tout. "Oui. Je me sens impuissante. Je me sens juste mal. Un truc énorme en moi. Une souffrance (mon dieu que ce mot est pathétique) qui est là. Tenace. Je me dis que c'est encore une des ses putains de phase à la con. Mais je ... n’en peux plus. Je veux bien être sympas, croire en l’avenir, me dire que ça va aller mieux, tenter de travailler sur moi. Mais j'en peux plus ! Marre de ces pains dans la gueule ! Je lutte je lutte pour ne pas baisser les bras. je fais vraiment ce que je peux. avec la meilleure volonté possible. Et à chaque fois, c'est un nouveau truc. ET là c'est quoi ? la souffrance ! La souffrance. Je découvre ou redécouvre toutes les émotions humaines qui, comme je suis excessive, sont puissance 10,20 ! Mais je fais quoi ? Et puis à côté il n'y a rien qui m'aide ! J'ai la poisse, mes notes se pètent la gueule, je ne supporte plus les cours, j'ai des envies de voyage qui tournent"  Et mes anciens travers sur lesquels je luttais qui reviennent. La dévalorisation. La culpabilité. La honte. Paf allez encore cela. » Et lui qui n'allait pas bien. qui demeurait distant.

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Et puis aujourd’hui. Aujourd'hui, journée de bonheur. De bonheurs simples. Des trucs cons et égocentriques. Des compliments, le TPE, des regards ... Et surtout … lui, lui qui va mieux, qui recommence à sourire, à me sourire. Je suis de nouveau réceptive en français, il est de nouveau mieux et c'est l'osmose. C'est génial ! Je sens que je vais encore me péter la gueule par je l'aime. Par ce qu'il est magnifique. Tant pis ! Je me sens moins conne quand même. Et il me sourit ! Et l'atelier d'écriture ou j'ai été … sereine à la lecture de mon texte, Et j'ai sentis que cela lui avait plus. Ou alors j'avais voulu le sentir je m'en fous.  J'ai été sereine tout le temps, c'était génial ! J'ai même... réussis de nouveau à écrire! Oui ! Et j'y est pris plaisir ! Et je veux écrire encore ! Et puis son « bon week end Julie » ! Et puis j'ai arrêté ce théâtre qui m'emmerde. Et il faisait un temps magnifique! Et voilà, de nouveaux des éléments positifs et cela faisait si longtemps ! En plus ils sont si nombreux ! Je reprendre espoir et je peux me RACCROCHER à quelque chose ! Oui !! Ce n'est plus le vide. Ce n'est plus une paire de chaussure ou des choses déjà usées, non ! Mon bonheur se sont de petites expériences humaines. Et je me sentais tellement bien avec le soleil à marcher dans la rue. Je faisais sourire les passants
.
Je reprends ma vie en main. je l'ai eu mon nouveau souffle. Et je repartirais. Je le sais. Même si c'est dur. C'est un nouveau cycle. Il sera plus dévastateur. je serais plus dévastatrice. Je vais oser, aimer, sortir et peut être me remettre à travailler ! Oui. Oh Oui ! Et même si c'est si fragile. J'y crois. C'est le soleil qui me la dit qu'il le fallait. Je l'ai sentie dans sa lumière.

Mardi 24 février 2009 à 22:42


Jten foutrai des épées de Damoclès.

et des échecs à répétitions.

Je me sens mal et qu'est ce que je m'en veux de me sentir mal.
Et qu'est ce que cela me rend mal de l'écrire.

Lundi 23 février 2009 à 21:43

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J'ai peur, vraiment peur.
Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas eu peur en avance pour quelque chose.  Envie de fuir. Non. De hurler. Non plus. Il va falloir garder la tête froide, droite. Croire en soi. Apprendre à se faire confiance. De toutes façons. Je n'ai pas le choix. Le petit coeur qui bat. Rires. Se sentir ridicule.

Et puis il y a d'adorables rêveurs qui vous appellent à 23 heures, avec qui, à chaque fois, c'est un plaisir différent de disserter sur l'amour, les gens, qui vous envoient des mails qui adoucissent et qui font regretter de ne pas les voir plus, qui vous envoie des passages de Rousseau, qui vont vont sourire. Et qu'on ne remercie jamais assez.

Mardi 17 février 2009 à 23:53

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Des images du passé me reviennent en tête.
Plus ou moins récente. Presque toujours importantes. Presque toujours je ressens des choses fortes. Je retombe par hasards sur des musiques qui me rappellent des personnes, des histoires, des instants. Certains endroits font resurgir d'anciennes choses. Plus qu'avant. Je ne sais pas pourquoi. Cela me perturbe. Depuis ma crise d'existencialisme je n'ai presque jamais eu de problème avec mon passé, ou alors c'était un passé vraiment très récent  que l'on presque pas réellement qualifier de passé justement donc cela allait. J'entretenais un bon rapport avec mes souvenirs, quelques qu'ils soient. Le temps me permettaient d'accepter certaines choses, de prendre du recul et je ne regardais pas trop souvent en arrière. C'est un tremblement de terre dans quelque chsoe que je savais capricieux mais qui me laissait tranquille depuis un bout de temps déjà. Pour l'instant, il n'y a pas de réelles taisons de s'inquiéter, ces images me rendent peut être des fois un peu nostalgiques et il arrive que mon ventre se tord en ressentant de nouveau certaines émotions, mais cela est raisonnable. Il faut juste que je pense à bien surveiller cela, à garder les pieds ancrés dans le présent, à me surveiller. Je demeure cependant sereine. Je me demande juste un peu ce qui se passe.

Mardi 17 février 2009 à 23:29

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Au creux de mon oreille, j'entendais le doux murmure du piano. La chanson qui défilait me semblait alors comme une petite comptine, une comptine sombre, où la mort se profile à chaque couplet mais avec l'apparente légèreté d'un boîte à musique, d'une  mélodie d'enfants. Les songes ont des âmes que l'on trouve, égarées ... Je me suis assise doucement sur une des pierres longues et grises qui parsemaient la pelouse, devant la petite bâtisse gris-marron qui constituait le cabinet. Le vent, avec sa fraîcheur de fin d'hiver, soulevait les branches désespérément vides des noisetiers aux abords de la rue et me caressait délicatement les joues, ces joues encore rougies par les larmes de rages et de déceptions. Quelques uns de mes cheveux en désordre glissaient le long de mon visage, leur présence était délicate. Le ciel était gris, d'un gris plutôt clair, strié à l'horizon par de minces nuages blancs. Déjà, le soleil semblait vouloir se retirer et, peu à peu l'obscurité  se glissait doucement en jetant un voile sur le monde. La lumière devenait alors plus tamisée, proférant à l'environnement une ambiance quasiment étouffante mais que l'on aurait pu qualifier de ... poétique. Dans cette grisaille ambiante, seule ressortait le vert presque luxuriant de l'herbe grasse, encore gorgée d'eau. J'étais assise en plein milieu d'un lotissement. Un lotissement modeste et tranquille où demeuraient alignées des maisons, identiques, dont la façade était grossièrement enduite de blanc, devenu grisâtre depuis longtemps. Le long de ces murs, on pouvait voir de longues traînées rougeâtres qui semblaient dégouliner et gâcher l’effet de lisse, de conforme que devait sûrement produire ces maisons à leur construction. En arrière plan, sur le côté droit, il y avait une aire de jeu, une sorte de petit parc où était installé des balançoires et un toboggan On entendait des rires d'enfants, de ces rires si précieux qui égaillaient à eux seuls tout le tableau qui se déroulait devant moi. Emmitouflés dans des bonnet de laines descendus au plus près des yeux et de gros manteaux, les plus petits ressemblaient à des petits astronautes, encore frêles sous les petites jambes, cherchant obstinément à choisir la direction de leur marche, mais doucement dirigé par les petites pressions des mains, d'abord affectueuses puis franchement agacées de leur parents. Quelques enfants plus vieux, fiers comme Artaban sur leurs vélos s'amusaient à faire crisser leurs roues sur le bitume déjà abimé. Ils parlaient de leurs exploits, d'autres garçons moins sympathiques ou qui avaient peut être juste le tord de demeurer absents. Des filles, elles aussi sur leur vélos, se racontaient leur histoires, en roulant plus lentement, et deux par deux, pour pouvoir mieux discuter.

Et le flux de gens demeurait régulier, l'affluence était certes relative mais je m'amusais beaucoup à voir, au loin, toute cette vie paisible d’un lotissement de banlieue tranquille. Des fois, quelques vélos s'aventuraient dans la rue, encore plus rarement, des voitures. J'étais toute recroquevillée, assise, les genoux légèrement repliés sur moi, mon casque blanc bien fixé à mes oreilles. Mes cheveux étaient encore en bataille et mes yeux rouges. J'étais seule. J'attendais Maman et, il faut le dire,  à ma vue, les gens posaient sur moi un rapide coup d’œil furtif intrigué mais rarement plus. A part peut êtree que les petits garçons en vélo roulaient plus vite et dérapaient encore plus fort. J'appréciais. J'avais envie que l'on continue de m'oublier le temps d'une petite pause dans l'espace temps, le temps d'un souffle. J'étais juste, profondément bien dans ce tableau vivant. Ce tableau vivant qui, cela devait sûrement du à mes humeurs ainsi qu'à la musique, me semblait  particulièrement singulier, comme emprunt d'une atmosphère unique. Malgré une banalité apparente, j'y voyais un tableau riche en humanité, chargé d'une mélancolie particulière et mes yeux, fidèles instruments de mon âme optimiste y voyaient même  une touche d’espoir, une lumière qui empêchait à ce monde de se détruire complètement, qui lui permettait aussi de résister à l'obscurité écrasante, à la fatalité dramatique que l'on tentait de lui imposer, qui permettait aux gens de croire encore en leur avenir, ceux de lors enfants, qui privilégiait les échelles plus petites, plus humaines, moins abstraites, profondément ancrée dans la réalité. Cette réalité qui semblait être cachée par les grands problèmes de notre société, par les titres des journaux, ces médias qui oublient ces gens, qui oublient les gens. Cette réalité moi je l’aimais bien, avec sa simplicité essentielle, son calme. Ces sorties dans le parc, c’était une pause dans la vie de ses gens. Il fallait les entendre rire ! Ces vies n’étaient sûrement pas roses tout le jour, je le savais, il y avait ici sûrement des gens blessés, ce n’était pas un tableau rose, c’était un tableau gris, mais un joli tableau gris, un tableau gris qui avait mon affection, l’espace d’un instant. De mon côté, je n'avais rien à faire, juste à me laisser emporter par les sons qui continuaient de défiler et de résonner en moi avec l'écho si agréable que la musique procure. Go wait at the window, don’t leave it until you can see better days that are coming You just have to way. Et puis … laisser mon imagination s'envoler, mes yeux errer dans ce paysage qui me semblait chaque seconde un peu plus familier, sentir le vent me caresser la peau et sentir les odeurs de la nuit qui tombe doucement. Puis, je me suis levée, tranquillement, j’avais les jambes toutes engourdies. J'ai commencé à faire quelques pas, en équilibre sur les petites pierres, comme quand j'étais enfant, en murmurant les paroles. Je repensais que j'avais passé une bonne journée malgré que j'aie manqué mon rendez vous. La déception et la haine contre moi d'avoir ainsi été en retard et de m'être perdue étaient désormais totalement parties en fumée et, surtout, je sentais que je n'étais plus bloquée. Que, même si cela me coûtait et que mes pas étaient infimes, j'avais recommencé à avancer. J'étais tout simplement bien et, de surcroît, je m’en rendais compte.

Et puis j'ai mis de la musique sur mon blog  ...

Lundi 16 février 2009 à 1:11



Donc voilà, j'ai profité de ce dimanche pour m'amuser à bacler quelques nouveaux habillages. Donc un petit rappel, les ptits nouveaux sont : Pure (nouvel habillage par défault), Amélimélo (à regarder avec cette musique), In The Night et puis Couleur d'Utopie (la reprise d'un très ancien habillage). S'il vous prend l'envie de donner votre avis ... La porte est grande ouverte !

Eh bien sinon, ca va mieux. Il semblerait que ma crise de larme hier est eu un effet bénéfique. Je suis encore toute endorlorie mais je vais mieux. Les coups semblent moins violents. Ma tête un tout petit moins saturée. Chanter, enfin, brailler me fait un bien fou. Je commences à entrevoir des idées de solutions. Je commence à me détacher d'un millimètre de certains rêves. Et, dans cette situation, un millimètre c'est bien. Bien que, quand je marque cela ici, me ventre se tord et me montre que je ne suis pas encore prête à lacher, tout arrêter. C'est toujours cela qui est dur. Ne plus y croire. Du tout. Je me laisse du temps. J'en aurais besoin, je le sais. Brûler les étapes serait idiot. Par ce que je demeure tellement fragile. Je lis Voyage au Bout de La Nuit et cela me plait beaucoup. Toujours l'art. une des constante de ma vie. Et cela fait tellement de bien. Tellement de bien.

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Samedi 14 février 2009 à 21:49

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Et elle pleura. A côté d'elle, le feu brulait mais la chaleur qui se dégageait de ces braises ardentes ne savait la réchauffer réellement. Elle était froide, tout était froid. Elle tentait vainement de parler mais elle était étouffée par ses sanglots. Ces pleurs qui, décidément, ne venaient jamais comme il faut, quand il faut. Ces pleurs que l'on ne contrôle pas. Les larmes coulaient et elle ... elle s'en voulait de sa faiblesse. Elle s'en voulait de n'être pas heureuse. Elle s'en voulait de ressasser les mêmes choses stériles. Alors, elle prenait une profonde inspiration et tentait d'expliquer, de s'expliquer, pour soi même, pour l'autre, une nouvelle fois.  Et, expliquer à voix haute tout cela lui faisait entrevoir de nouvelles choses, toujours plus douloureuses. Et elle s'en voulait là aussi, elle se disait qu'elle insistait sur une blessure qui n'avait pas besoin de cela. Et puis, cela lui rappelait qu'elle était bloquée, elle le savait. Cette semaine à ne rien faire, à se laisser vivre, en culpabilisant de ne rien faire justement avait un désagréable goût de déjà vu. Cette douleur, cuisante, avait un goût d'échec et de ... retour à la case départ. C'était faux, bien sûr elle n'était pas la même, mais elle était de nouveau bloquée. Et elle devait continuer à gérer cela tout de seule. "Tu ne devrais pas tu sais". Mais qui ? Qui pouvait l'aider ? C'est toujours la même chose, quand elle décidait de se confier, on lui répondait qu'on ne savait rien, que la situation était en effet compliquée. On balançait deux trois phrases banales et on la laissait se débrouiller. C'était normal. Et même si, bien évidemment, elle ne s'en voulait qu'à elle même, elle en avait marre. Marre de se dépétrer dans cette stupide histoire tout de seule. Bien sûr, il y avait la psy aussi, mais elle ne la voyait pas assez souvent et elle avait dû annuler plusieurs rendez vous. Tout revenait au même point, elle était tout de seule. Elle se disait, se persuadait qu'elle devait avoir les solutions en elle, mais là elle était bloquée bloquée bloquée ! Elle sentait qu'elle n'était pas capable de beaucoup de choses et elle n'entrevoyait pas l'avenir. Et puis, il y avait lui, qui commentait à changer de son côté ! Comme s'il elle avait besoin de cela ! Elle entrevoyait le pathétisme de la situation, une nouvelle fois, comme un nouveau coup de couteau dans le ventre. Toujours toujours toujours. Elle ne pouvait s'empêcher d'avoir honte, de détester cette situation ridicule qui, au fond, ne tenait bien qu'à elle. C'était elle qui avait tissé cette toile où elle se trouvait emprisonnée. Mais sans pouvoir rien faire. Rester impuissante devant le déroulement puissant et incontrolable de ses sentiments. En même temps, cette situation, elle osait penser qu'elle ne l'avait pas tissé par pur hasard . Mais ... Que lui apprenait-elle ? L'amour ? Oui, mais elle n'avait pas besoin de toute cette mascarade, de toutes ces douleurs en guise de bonus. Alors .... A quoi cela servait-il vraiment ? A QUOI SON INCONSCIENT VOULAIT-IL EN VENIR A LA FIN ? Ne ... pouvait -on tirer un trait sur tout cela ? C'était ... vraiment trop demandé ? Mais .... pourquoi ?  La fatigue accumulée commençait à lui peser. Elle murmura "Toujours ce manque, que l'on comble comme on peut." Oui, il y avait cela aussi. Elle mangeait trop, elle savait pourquoi. Cela aussi, ce n'était pas insurmontable, pourquoi n'y arrivait-elle pas ? A retrouver un rapport sain à la nourriture ? Elle était lasse d'attendre. Elle bouillonait à l'intérieur. Ce trop plein d'amour la fatiguait. Ces nuits, elle dormait mal. Penser à des milliers de choses. La tête qui lance un appel d'air, en vain....

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Musique


Et puis il y avait les rêves, si puissants, si présents ces derniers temps. On voulait surement lui dire des choses. Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi tout en même temps ? Etait-ce lié ? Pouvait- elle réellement comprendre ou , du moins, entrevoir ? Elle n'y arrivait pas. C'est vrai, elle n'essayait pas tant que ça, elle était trop lasse. Elle avait envie d'oublier aussi, de s'oublier un peu aussi, de faire une pause.  une toute petite pause. Elle se remit à penser. Elle se souvint d'un rêve, elle s'en souvint trop bien même. Elle avait rêvé de son père, cela faisait si longtemps. Et elle en avait rêver de telle manière, que, quand elle s'était réveillée, elle s'était mise à douter : Etait-il bien mort ? Et la réponse qui vint la frapper, un nouveau coup, la propulsa violemment dans la réalité, cette réalité dont elle n'arrivait pas à entrevoir l'issue. Comme il était encore nuit, elle se rendormit, presque aussitôt. Mais ce fut de nouveaux rêves étranges et puissants, de nouvelles images qui la martelaient. Même la nuit, la nuit réparatrice semblait l'abandonner. Jamais elle ne pouvait lacher prise. Jamais. On tentait de la mettre devant quelque chose, surement, mais quoi ? Elle soupira, encore. Elle s'en voulu, de nouveau. Elle était ingrate, surement, comme toujours. Cercle vicieux de merde dont elle était la seule maîtresse.


Mais je chante. Cela me fait tellement de bien. Même si ma voix ne me plais pas. Je chante. De toutes les manières que je peux entrevoir. J'ouvre la fenêtre. Je ferme mes yeux, encore mouillés. Et je me libère, un peu. Les sons qui résonnent. Toujours. La main tendue de l'art. Encore lui, décidément, essentiel. Et puis, se lever, danser, s'abandonner d'une autre façon. Les gestes sont d'abord mécaniques puis, prennent de l'assurance. J'ai peut être trop bu ce soir, la tête me tourne un peu. Je m'en fiche.

Mercredi 11 février 2009 à 21:26

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Il faut se préserver. Ne pas tomber une nouvelle fois dans ces conneries adolescente. Non, cela est finit, c'est du passé, du passé. Pourtant, je sais que si je m'abandonne.. .je tomberais, je trébucherais; pas de très haut, par ce que je m'y prépare, mais quand même. Je fuis en avant, mais j'en ai conscience. Je fuis, par ce que cette vague là, c'est trop de mauvais souvenirs, que je ne sais pas comment la prendre, que je sais que ça sera dur, que je ne suis pas prête, pas encore. Alors, je cours, à en perdre haleine,  je noie mon esprit dans la futilité ambiante du quotidien, et ça me fait du bien. Je respire, même si j'ai peur, j'ai peur de se qui gronde derrière moi. Je me fuis, j'oublie, je m'oublie, j'oublie. Je dors beaucoup, même si je ne me couche pas tard, que je ne suis pas si fatiguée. Ca doit être mon esprit qui pousse mon corps à s'abandonner au sommeil plus longtemps. Dans la journée, je m'amuse à parler tout seule avec la voix d'un actrice que j'ai vu il n'y a pas longtemps, à lire et à relire les textes du corpus en français: même si ces textes sont durs, il sont beaux, ils sont puissants, c'est de l'art. Je lis Zola aussi. Je lis de la poésie. Et je lis tout cela à voix haute pour que tout cela ma fracasse le crane, pour bouger ma tête où croupissent les mêmes idées glauques, stériles et futiles. Mais ... je n'y arrive pas. Tout reviens, je suis juste un peu plus meurtrie, un peu plus prise au dépourvue. Toutefois, tant que je ne m'y penche pas, ma vie est agréable. au fond, surement, je pense que cela ne va pas bien, il y a une espèce de douleur sourde qui gronde, que j'essaye à tout pris de ne pas entendre, c'est pas le moment, en même temps, je suis ingrate, par ce que, bon,  j'ai pas de gros gros problème, ma vie est tout de même bien douce (trop douce ? non, je n'aurais pas cette indécence ...). Je souffle. Il me faut plus de courage, il faut surtout ... de nouvelles aspirations, de nouveaux désirs, à la fois réalisables et concrets cette fois..., il faut du temps. Je n'en ai pas. Enfin, je n'arrive plus à le voir. Je m'aveugle moi même. Je lève les yeux, je lis les citations hétéroclites placardées dans ma chambre. "Nos  pires ennemies sont en nous même." Ouais merci j'ai compris. J'ai besoin d'un nouveau souffle, d'un renouveau, quelque chose, qui bouge, mais qui soit plus fort que toutes mes tentatives. Je ne sais pas.

Samedi 7 février 2009 à 17:49

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Je ne comprends pas. J'ai peur de moi. Pourquoi ? Pourquoi est ce ne regarde-t-il plus, ne me sourit-il plus ? Pourquoi ces mots sont ils si ... différentes ? A-t-il compris ? Il en serait capable. Ai-je changée ? Je n'en puis plus de perdre mes moyens avec lui. J'en ai marre. Mon relativisme est mis à dur épreuves. Ne pas céder...  Repenser à ces moments avec lui, où j'étais tellement idiote me tord le ventre. Les larmes montent. STOP A-t-il ... lui même changé ? Non, cela, c'est impossible. Totalement impossible. J'ai peur. Peur de moi. Je n'arrive décidément pas à lui parler. Je veux être la fin de l'année. Lui dire une dernière chose et fuir, partir, oublier. J'ai juste envie d'aller me coucher.

Et puis, Hélo qui est venue. Merci. Parler d'avenir et de tant de choses intéressantes. Connaître, reconnaître. Avancer. Comprendre. Trop de choses à dire. Juste Merci.

Ah oui, au fait; j'ai sauvé les meubles en espagnol, pour la chanson.

Jeudi 5 février 2009 à 19:49

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Je jette un coup d'oeil rapide sur mes articles. Je n'aime pas les relire. Après, j'ai envie de les supprimer. Bref, je jetais un rapide coup d'oeil. J'ai vu que presque tous en ce moment je parlais que de Lui. Toujours. Ces derniers temps, mon blog il parle de Lui. C'est assez futile en somme. Je ne dirai pas que je m'en fous, je pense que ce n'est pas totalement vrai. Je ne sais pas. C'est étrange. Je parle de cela ici par ce que, en fait, je ne peux pas réellement le faire autrepart. Je sens bien que cela gène les gens quand j'en parle sinon. Par ce que les gens, soit cela les choquent, soit ils ne disent rien, par ce qu'il n'y a rien à dire. Par ce qu'ils ne peuvent pas m'aider là dessus. C'est trop atypique. Genre.  En tout cas, je sais que cela les gênent, toujours un minimum. Ou alors ce sont des gens que je ne vois pas assez. Ou alors ce sont des gens auquel je ne peux pas parler. Pas de cela. Ou je n'en ai pas envie. toutefois, j'ai quand même ce besoin d'en parler. Par ce que c'est fort, que c'est compliqué et même temps simple. Par ce que, comme tout chose de la vie, c'est remplit de contradictions. Mais juste, là, elles sont plus fortes et je les découvre. J'ai plus de mal à les gérer. Pour trouver l'équilibre, j'ai besoin d'une aide. Et cette aide c'est mon blog. Je pose des petits cailloux blancs pour ne pas oublier certains instants, pour me comprendre, m'analyser. En ce moment, c'est cette partie de moi que je m'attache à entrevoir. Mais en même temps, je ne sais pas si j'ai réellement envie que ce blog devienne un dépotoire à sentiments naifs et idiots. Cependant, peut être que pour l'instant, il faut que j'accepte que je n'en ressent le besoin. Il le faut. 

Aujourd'hui, j'ai vu qu'on avait la même vision du mot "amour". Que, lui aussi, ce mot était trop dur, qu'il était trop général pour englober l'ensemble des relations, qu'il était trop mythique. Je rajouterais qu'il me fait peur. C'est dans la même idée. J'ai beaucoup de mal à l'écrire et l'article d'il y avait quelques jours, c'était pour moi un pas d'avoir pu, vraiment ,l'utiliser. Mais je me rend compte qu'il m'est toujours étranger. Il m'est trop abstrait. Je ne sais pas. Je n'arrive pas à l'adopter. Lui, il était bien aujourd'hui. J'ai l'impression que plus ca va, moins il m'a en considération. Il ne me sourit plus, me regarde tellement moins. De toutes manières, je comprends ! Quand je lui parle je suis juste totalement abrutie, soit, limite, hautaine. C'est involontaire bien sur. Je me prend les pieds dans le tapis, c'est quasiment systématique *rires*. Tout cela me fait moins mal qu'avant, je relativise. Continuer le travail sur soi.

 
On fait un travail en espagnol. On a repris une chanson de Camille, on a mit des paroles dessus. Guillaume va jouer de la musique. Moi, je vais tenter de chanter. Alors que je sais pas chanter. Que je ne l'ai jamais fais. J'ai accepté. Pourquoi l'ai-je fais ? Alors que je savais pourtant que je n'étais pas capable que ma voix sera , au mieux, passable. Je ne sais pas. Je relativise. Aussi. On peut pas être bonne partout. Je viens de retoucher à mon piano aussi. Ca faisait longtemps. Mais il n'y avait personne dans la maison. Alors j'ai improvisé des trucs moches. En murmurant. En murmurant des miliers de choses. En s'oubliant. C'était chouette.

Mercredi 4 février 2009 à 22:05


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Comme d'habitude, tout commence par une musique. Ecrire en même temps. Comme tout le temps, sur les notes, certes, mais surtout sur les émotions qu'elles procurent. Ah les émotions. Les émotions se mélangent. Il demeure juste une flamme qui brûle en moi. Non, je ne parle pas de l’amour, ça c'est autre chose. Bien qu’en même temps, je pense que cela soit lié, non, je parle de cette flamme qui me dit "vas-y". Celle qui me donne envie de lever la tête et de d'accélérer le pas. Cette voix qui sent. Sent que je suis prête à me lancer dans mon projet de vie, qui me donne l'énergie pour l'important, qui me fait me révolter contre l'inutile. Cet inutile que j'acceptais, auquel je tentais de trouver un intérêt, car je savais et que je sais toujours que je construis aujourd’hui, avec cet inutile, les armes qui me permettront, plus tard, d'être plus proche de mes idéaux. Mais, cela ne me suffit plus. Il y a cette petite voix. Elle me dit qu’il est temps de replacer l'action au centre de ma vie.
 

 J'ai pas mal pensé, réfléchi, j'ai des connaissances qui demeurent infimes mais qui me suffiront pour un début. Je suis lasse. J’ai besoin de trouver un projet de vie. Ce que j'appelle un projet de vie, c'est savoir comment nous même nous allons faire, à notre échelle, en tenant compte de nos capacités, pour pouvoir vivre avec sa vision du monde, dans son idéal. Faire tendre sa vie vers ce que l'on croit essentiel. Tisser le fil d’Ariane de ses actions, ses actions tournées vers les autres, pour les autres. Je sais, c’est utopique. Mais même. Ca y est ! Je commence à relativiser, à trouver une sérénité dans les choses, j'ai fais ma crise d'existentialisme, j'ai entrevu l'amour. J'ai des bases. Des bases infimes. Mais, je ne sais pas pourquoi, je sens en moi que je suis prête. Le problème c’est que je me sens bloquée. Je suis dans les starkings blocks. Le coup de révolter a été tiré mais devant moi tout n'est que brume. Je ne sais pas vers où aller. Mes idéaux sont trop vastes. Et je n'ai pas d'occasion. Je suis sûrement trop jeune. Mais … je suis prête maintenant !  Après, peut être que j'aurais perdus tout mes rêves. Alors que, non, je veux les préserver. Même si je sais que tout le monde les perds, que la plupart sont stupides, que je sais que même les mots "rêves", "utopie" font sourire. Je sais bien que je ne suis pas exceptionnelle, que je  perdrai tout cela sûrement. Mais jamais, jamais, sans avoir essayé. Je me détesterais. Ma conscience des choses me le rappellerait trop. Depuis tout le temps, je fais les plans, je me prépare à cette bataille qui vise à garder ma petite flamme, mes rêves, mes putains d’utopies depuis que j'ai compris que je voulais donner un sens à ma vie. Un réel sens. Quitte à me planter. Au moins essayer. Cette bataille je la prépare, inconsciemment ou non. Par la « connaissance » d'abord, s'intéresser à tout, ne rien sous estimer, utiliser l'école, en feignant de rentrer dans leur jeu idiot  ... Et puis ... surtout, observer les autres, essayer d'entrevoir leur façon se fonctionner, les schémas de pensée qui se répètent, la logique qui relie les êtres entres eux, les relations entre les gens, entrevoir la fabuleuse machine humaine. Même si cela me dépasse, cela me passionne. J'aime tellement cela. Des fois, j'ai des intuitions. Des intuitions par rapport aux gens. Inconsciemment je dois faire un travail qui fait que, des fois, je peux ressentir comme la personne en face de moi, ou savoir une chose ou une autre. Des fois, je le fais consciemment, en appliquant un schéma de pensée, en faisant l'analogie entre les situations ... Mais des fois, c'est intuitif. J'appelle cela des ressentis. Et puis enfin, il y a le travail sur moi-même. Constante recherche de l'équilibre personnel, de l'équilibre des "moi". S'entrevoir soi aussi. S'accepter. Se décrypter. S'appliquer soi même les propres schémas de pensées que l'on a échafaudé pour les autres. Progresser. S'analyser. Résoudre ses problèmes. Apprendre enfin à faire des choses que l’on n'avait jamais su. Simplicité. Sérénité. Relativisme. Essayer de développer un minimum de réflexion… J’ai tellement de mal.. Mais s'accrocher. Avoir conscience des choses. Apprendre à accepter l'ignorance qui est la sienne, la condition humaine,  les choses de la vie. La puissance de tout ce qui nous dépasse, de l'existence même, de l’influence des milliers de facteurs sur nous. Ne jamais, jamais, avoir de prétention aucune. Savoir sa médiocrité mais ne pas s'enfermer dans la réflexion stérile. Se dire que l'on fera quelque chose à notre échelle, aussi petite soit elle.

En fait, tout se travail, j’essaye de me tenir éveillée et j’aimerais tellement commencer à agir, car la réflexion dans le vide ne mène à rien. Là aussi, faire des choses minimes. Mais FAIRE, à côté de tout cela, ne pas perdre sa vie intime et personnelle. Ne pas se perdre dans des réflexions en dehors de tout ancrage réel dans l'univers quotidien. Faire attention à sa famille, ses amis. Toujours. Se rendre compte de leur importance, de leur valeur. Toujours Toujours Toujours. Car, je suis comme tout le monde. Je marche à l'Amour. Ce qui me fait vivre, c'est, certes, tout se que j'ingurgite à mes repas mais se qui nourrit la partie plus profonde de moi, c'est mon rapport aux autres, c'est la perfusion d'amour qu’il m'apporte, et c'est en cela que je pense que tout ce que je peux ressentir pour lui est extrêmement lié au fait que la flamme de l'action s'est allumé en moi. L'amour,  toutes sortes d'amour, c'est la dose d'énergie qui alimente mon espoir vital, mon cerveau au quotidien. Je vis par les autres et c'est aussi pour cela que je veux participer à un tout commun qui ira vers les autres. Donc lui, tout ces sentiments, sont une énergie nouvelle. Une énergie que mon immobilité ne peut pas emmagasiner au total. Une énergie qui se traduit, certes, dans une envie puissante et constante d'être avec lui, d'être dans ses bras mais aussi par cette envie d'aller plus loin de mon simple quotidien répétitif, abrutissant et idiot.

Donc … même si ces sentiments me pèsent, je me dois de voir les avantages. Même si j'ai envie de lui, de le voir, tout le temps. Même si tout cela est voué à l'échec. J'accepte. Je n'ai pas le choix. Et cette vision positive ne pourra m'être que bénéfique. Oui. Pense à tout ce que tu viens d'écrire.
 

 En attendant, il y a quelque chose qui me permet de relier la confusion et l'abstraction de mes idéaux à ma vie quotidienne et monotone, qui m'aide aussi à y croire, qui me fait entrevoir la beauté des choses, l'immensité rassurant de l'infini. Cette chose c'est l'Art. L'Art c'est un condensé d'émotions de sentiments mélangé à une floraison de signes et d'analyse humaine, parfumé d'esthétisme pur. L'Art c'est la main tendue vers l'abstraction présente dans notre vie. Cette abstraction si difficile à comprendre car incernable. Oui. C’est pour cela que des fois. J’ai envie de m’oublier en allant au théâtre, en écoutant de la musique, par ce que c’est magnifique, par ce que cela me ressource, me fait un bien fou. Des fois, je me dis que je foutrais tout en l’air, que je ferrais le conservatoire de théâtre, même si j’ai pas le niveau, que je deviendrais actrice, une actrice minable et puis merde, je l’aurais fait. J’aurais fait quelque chose.

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