Dimanche 26 janvier 2014 à 13:26

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Je me réveille, et les images ne partent pas, ni la satané béance qu'elles continuent de creuser. Je me réveille, et je suis seule, perdue dans un immense soupir. Je me réveille, j'essaie d'oublier mais rien ne part. Alors, je tente de me souvenir mieux, le film se réenclenche en tremblant et moi aussi, je perds l'équilibre. Il y a G, nous devons monter des escaliers avec une voiture, mais au bout d'un moment, c'est impossible - comment ont fait les autres qui nous précédaient ? -. Nous atterrissons dans une grande maison, dont je me demanderai plus tard si ce n'est pas un magasin pour faire une sorte de jeu. Je suis contente, et je m'y investie, mais je rends compte que G. ne me suis pas vraiment. BLANC. G.avec une autre fille, d'un coup très cruel avec moi, hautain (de l'air, qu'est ce que tu fous là). J'essaie de ne rien dire. Je sens que c'est fini. BLANC. Un monde avec une planète comme un gâteau à étage, un au milieu, surpeuplé avec des robots, je suis appréciée dans les autres (qui semblent ou comme des déserts des parts de gâteaux). J'erre dans les déserts, je croise un renard. Je m'éloigne, comme toujours. La planète continue de tourner.
Je suis entre-deux: les images filent et perdent leur sens mais ce qui persiste c'est le sentiment de tomber.
Dans ces moments, revient la question prégnante de la force qu'il me faut toujours prendre pour continuer, de la lutte contre la mélancolie, de la persistance de mes douleurs.
 
"Le vent se lève,il faut tenter de vivre"

J'incante la poésie, pour réentendre l'espoir. Pour le sentir à nouveau couler contre ma peau.
 

Dimanche 19 janvier 2014 à 12:48

Mes souvenirs emprisonnés dans ma chair, et dans la dentelle même de mon cerveau
Qui se rappellent à moi dans le kaléidoscope de mes rêves
Et viennent me mordent l'échine quand mes yeux s'ouvrent
Et que la douceur, d'un coup, s'éloigne
Ou que seule la colère demeure.
Lentement, je regarde
Les miettes du jour venir
Et le soupir grandissant qui m'en vient
J'aimerais vraiment que tout soit simple et que la solitude coule
D'elle-même.

Lundi 13 janvier 2014 à 0:52

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Il y avait une sérénité dans ta paume,
Repartons au large
Je n'avais pas vu ta joie depuis longtemps
Où étais-tu passé ?
Je ne me souviens plus.
Oyasumi nasai
Te reverrais-je un jour ?
Je n'ai décris, comme cette lune qui un jour nous tend
Je n'ai pas pu te le dire
Je n'ai pas regardé en mer, j'étais là.
Tu n'étais qu'une vague

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La pluie tombait toujours, et l'odeur humide des allées couraient au temps perdu. La pluie tombait enfin, et je me sentais mieux. A côté de ton ombre, les miettes éparpillées de richesse dont je ne voyais plus l'ardeur. La pluie criblait le sol et donnait à ce moment une intensité tout à propos, réfletait sur le gris terne de la chaussée des couleurs de bleu.Je murmurai des inepties incantatoires, et tu n'étais plus qu'une esquisse avalée par le jour.Quand je marchais à ce bord, il y avait la musique, en murmurant ce que je ne pouvais réellement formuler, quand j'aurais voulu danser mais que j'étais bien trop vraie, je ne croyais pas que c'était possible. C'était alors un gardien, gardien des mots venu en paix, rejeté souvent. C'était une main tendue et une forme fructueuse d'espoir.

« Il faut avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse » Nietzsche

Dimanche 12 janvier 2014 à 2:04

 

Tu penses.

Troublée, peut être, elle s’était dirigée vers la porte. Son pas était saccadé, et elle se frayait un chemin dans l’allée bordée de bancs et de tables. Tu ne t’étais pas rendu compte que, plus lentement, tu la suivais. Tes pas la suivaient machinalement, en glissant presque sur le sol, tu ne pensais pas, tu ne regardais pas son corps s’en aller vers.

C’est alors qu’elle s’est retournée, « J’oublie mes… ». Vous vous étiez fait face, démesurément proches, indécemment proche. Ton corps sursauta de surprise, le sien fit de même. Et son visage si soudain, si doucement pourtant s’était approché de toi, porté par un élan que tu ne parviendras pas à déchiffrer. Son visage si soudain, glissa vers toi, bu le peu de vide qui vous séparait et vint couvrir ta bouche immobile. Sa bouche vint couvrir la tienne, comme un réflexe, comme pour se rattraper d’une chute, comme le sursaut d’une surprise. Sa bouche couvrait la tienne et elle avait fermé les yeux. Le vent qui avait murmuré son geste, le même, oui, je te le jure, vint prendre à lui tes mains. Il appela tes mains, dans la même urgence naturelle. Tu les posas sur les côtes de sa tête, comme pour plier une poignée de cheveux. Elle frissonna légèrement. Tu tremblais un peu, sans même le voir. Et vous vous embrassèrent vraiment, à l’aube même de vos bouches. C’était comme si tu respirais après une longue apnée – un an, cinq ans, dix ans, je ne sais plus. Vous étiez là.

Et tu l’embrassais toi, en faisant basculer un peu sa tête, toujours entre tes mains, sans décoller vos lèvres. Elle t’embrassa toi, en souriant d’un coup. Puis elle caressa ta main droite, avec une tendresse qui t’était inconnu, pour la faire glisser, sur la jetée de la joue, à l’assaut du vide qui entourait son visage. Elle détacha ses lèvres. Sa main effleura ton bras.

Puis, elle s’éloigna, te regardant toujours, avec un regard que tu ne questionneras que plus tard et qui dès lors t’avait paru comme la chose la plus précieuse au monde. Elle s’éloigna, te tourna le dos d’un coup, accéléra le pas, pris ses affaires et parti.

Tu penses : « Que s’est-il passé ? », « Pourquoi y repenser ainsi ? » « Qu’était-ce ? »

 
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Samedi 11 janvier 2014 à 19:13


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Retour d’adolescence, bienvenue sur les chemins creux

La voix trainante et cassante des sursauts de gorge, enveloppée encore dans les nuits d’hiver. D’ailleurs, c’est déjà la nuit, et la neige du piano me parle de la lune, de cette lune à demi-levée, en rectangle absolu et brillante comme un cœur. D’ailleurs c’est déjà le jour qui nait au plus profond de mon angoisse, tempéré de sommeils avortés. Je ne me réveille pas. Je lutte pour la conscience la plus simple, empêtrée dans le rêve (qui n’a rien d’idéal), empêtrée dans les images forcées. Pourquoi ne puis-je plus ouvrir les yeux, souvent ?

 

Jeudi 2 janvier 2014 à 18:14

Notes en vrac. 2014, tu veux ?

- Ecrire. Plus. Vraiment. A Nouveau. Etc.
- Lire. A nouveau.
- Décider (...)
- Cuisiner japonais.
- Aller ailleurs.


Et bonne année!

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