Dimanche 9 décembre 2018 à 4:30

La combinaison de mon cœur qui s'ébranle, et des absolus qui ne cessent de m'envahir. C'est beaucoup trop tôt, beaucoup trop tôt. Je jette les horizons d'une dernière flamme. Et dans les instants fermés, je voudrais que tu joues. C'est beaucoup trop fort, comme ce qui me consume. C'est beaucoup trop fort, que dis-je. Il y a cette immensité qui me parle et qui vient noyer ma colère. La colère du monde à soi que les branches attisent. Et puis, c'est un sursaut étendu qui m'embrasserait soudain.

Ce sont des peurs abyssales, c'est ce fleuve qui irrigue ma poitrine. Ce sont des vagues qui viennent frapper les barrières de mes poumons. Tu vois ?

J'entamerai l'élégie des espérances le jour où tu seras définitivement brulé.

Pourtant, il y a dans les jours qui viennent les racines de ce qui me pèse. Celui qui est entré n'entrevoit pas les échos de mes pas sur le plancher entendu, et les portes qui claquent dans bruit dans l'intimité du monde. J'aurais voulu te dire et que tu me répondes. J'ai l'espoir de t'atteindre.

***

Cette musique m’atteint toujours. Elle porte en elle des couches de souvenirs. C’est cette pureté du chagrin, peut-être, qui me fascine autant. Je me revois au bord du gouffre, mes pleurs qui viennent rouler, glisser dans ce précipice. Et j’ai peur. J’ai peur car le courant est si fort ; j’ai l’impression que je pourrais être noyée par mes propres larmes. Dans ce minuscule espace du XVIème arrondissement, j’ai l’impression qu’une digue qui vient de rompre. J’avais seulement voulu sonder ma tristesse, chercher de l’inspiration et les reflets de mon être. La marée était trop haute. J’aurais voulu courir plus vite, encore. Il fallait tout arrêter car je contemplais l’immensité du chagrin et je n’en voyais ni le début, ni la fin, je voyais juste mon corps secoué, les apparences de la mort, au long, la brassée des images et la morsure de la vie. J’ai vu à travers moi le flux qui se déchaîne, j’ai vu cette attirance en moi de me laisser finalement jeter à même le temps, déchirée, disparue.

Cette cadence entendue et les images qu’elles soulèvent viennent se loger dans ce que je crois vrai. C’est le souffle profond de ce qui s’anime. Des lumières élevées de la neige aux suffocations intenses de la tristesse qui me broie.

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