Mercredi 4 février 2009 à 22:05


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Comme d'habitude, tout commence par une musique. Ecrire en même temps. Comme tout le temps, sur les notes, certes, mais surtout sur les émotions qu'elles procurent. Ah les émotions. Les émotions se mélangent. Il demeure juste une flamme qui brûle en moi. Non, je ne parle pas de l’amour, ça c'est autre chose. Bien qu’en même temps, je pense que cela soit lié, non, je parle de cette flamme qui me dit "vas-y". Celle qui me donne envie de lever la tête et de d'accélérer le pas. Cette voix qui sent. Sent que je suis prête à me lancer dans mon projet de vie, qui me donne l'énergie pour l'important, qui me fait me révolter contre l'inutile. Cet inutile que j'acceptais, auquel je tentais de trouver un intérêt, car je savais et que je sais toujours que je construis aujourd’hui, avec cet inutile, les armes qui me permettront, plus tard, d'être plus proche de mes idéaux. Mais, cela ne me suffit plus. Il y a cette petite voix. Elle me dit qu’il est temps de replacer l'action au centre de ma vie.
 

 J'ai pas mal pensé, réfléchi, j'ai des connaissances qui demeurent infimes mais qui me suffiront pour un début. Je suis lasse. J’ai besoin de trouver un projet de vie. Ce que j'appelle un projet de vie, c'est savoir comment nous même nous allons faire, à notre échelle, en tenant compte de nos capacités, pour pouvoir vivre avec sa vision du monde, dans son idéal. Faire tendre sa vie vers ce que l'on croit essentiel. Tisser le fil d’Ariane de ses actions, ses actions tournées vers les autres, pour les autres. Je sais, c’est utopique. Mais même. Ca y est ! Je commence à relativiser, à trouver une sérénité dans les choses, j'ai fais ma crise d'existentialisme, j'ai entrevu l'amour. J'ai des bases. Des bases infimes. Mais, je ne sais pas pourquoi, je sens en moi que je suis prête. Le problème c’est que je me sens bloquée. Je suis dans les starkings blocks. Le coup de révolter a été tiré mais devant moi tout n'est que brume. Je ne sais pas vers où aller. Mes idéaux sont trop vastes. Et je n'ai pas d'occasion. Je suis sûrement trop jeune. Mais … je suis prête maintenant !  Après, peut être que j'aurais perdus tout mes rêves. Alors que, non, je veux les préserver. Même si je sais que tout le monde les perds, que la plupart sont stupides, que je sais que même les mots "rêves", "utopie" font sourire. Je sais bien que je ne suis pas exceptionnelle, que je  perdrai tout cela sûrement. Mais jamais, jamais, sans avoir essayé. Je me détesterais. Ma conscience des choses me le rappellerait trop. Depuis tout le temps, je fais les plans, je me prépare à cette bataille qui vise à garder ma petite flamme, mes rêves, mes putains d’utopies depuis que j'ai compris que je voulais donner un sens à ma vie. Un réel sens. Quitte à me planter. Au moins essayer. Cette bataille je la prépare, inconsciemment ou non. Par la « connaissance » d'abord, s'intéresser à tout, ne rien sous estimer, utiliser l'école, en feignant de rentrer dans leur jeu idiot  ... Et puis ... surtout, observer les autres, essayer d'entrevoir leur façon se fonctionner, les schémas de pensée qui se répètent, la logique qui relie les êtres entres eux, les relations entre les gens, entrevoir la fabuleuse machine humaine. Même si cela me dépasse, cela me passionne. J'aime tellement cela. Des fois, j'ai des intuitions. Des intuitions par rapport aux gens. Inconsciemment je dois faire un travail qui fait que, des fois, je peux ressentir comme la personne en face de moi, ou savoir une chose ou une autre. Des fois, je le fais consciemment, en appliquant un schéma de pensée, en faisant l'analogie entre les situations ... Mais des fois, c'est intuitif. J'appelle cela des ressentis. Et puis enfin, il y a le travail sur moi-même. Constante recherche de l'équilibre personnel, de l'équilibre des "moi". S'entrevoir soi aussi. S'accepter. Se décrypter. S'appliquer soi même les propres schémas de pensées que l'on a échafaudé pour les autres. Progresser. S'analyser. Résoudre ses problèmes. Apprendre enfin à faire des choses que l’on n'avait jamais su. Simplicité. Sérénité. Relativisme. Essayer de développer un minimum de réflexion… J’ai tellement de mal.. Mais s'accrocher. Avoir conscience des choses. Apprendre à accepter l'ignorance qui est la sienne, la condition humaine,  les choses de la vie. La puissance de tout ce qui nous dépasse, de l'existence même, de l’influence des milliers de facteurs sur nous. Ne jamais, jamais, avoir de prétention aucune. Savoir sa médiocrité mais ne pas s'enfermer dans la réflexion stérile. Se dire que l'on fera quelque chose à notre échelle, aussi petite soit elle.

En fait, tout se travail, j’essaye de me tenir éveillée et j’aimerais tellement commencer à agir, car la réflexion dans le vide ne mène à rien. Là aussi, faire des choses minimes. Mais FAIRE, à côté de tout cela, ne pas perdre sa vie intime et personnelle. Ne pas se perdre dans des réflexions en dehors de tout ancrage réel dans l'univers quotidien. Faire attention à sa famille, ses amis. Toujours. Se rendre compte de leur importance, de leur valeur. Toujours Toujours Toujours. Car, je suis comme tout le monde. Je marche à l'Amour. Ce qui me fait vivre, c'est, certes, tout se que j'ingurgite à mes repas mais se qui nourrit la partie plus profonde de moi, c'est mon rapport aux autres, c'est la perfusion d'amour qu’il m'apporte, et c'est en cela que je pense que tout ce que je peux ressentir pour lui est extrêmement lié au fait que la flamme de l'action s'est allumé en moi. L'amour,  toutes sortes d'amour, c'est la dose d'énergie qui alimente mon espoir vital, mon cerveau au quotidien. Je vis par les autres et c'est aussi pour cela que je veux participer à un tout commun qui ira vers les autres. Donc lui, tout ces sentiments, sont une énergie nouvelle. Une énergie que mon immobilité ne peut pas emmagasiner au total. Une énergie qui se traduit, certes, dans une envie puissante et constante d'être avec lui, d'être dans ses bras mais aussi par cette envie d'aller plus loin de mon simple quotidien répétitif, abrutissant et idiot.

Donc … même si ces sentiments me pèsent, je me dois de voir les avantages. Même si j'ai envie de lui, de le voir, tout le temps. Même si tout cela est voué à l'échec. J'accepte. Je n'ai pas le choix. Et cette vision positive ne pourra m'être que bénéfique. Oui. Pense à tout ce que tu viens d'écrire.
 

 En attendant, il y a quelque chose qui me permet de relier la confusion et l'abstraction de mes idéaux à ma vie quotidienne et monotone, qui m'aide aussi à y croire, qui me fait entrevoir la beauté des choses, l'immensité rassurant de l'infini. Cette chose c'est l'Art. L'Art c'est un condensé d'émotions de sentiments mélangé à une floraison de signes et d'analyse humaine, parfumé d'esthétisme pur. L'Art c'est la main tendue vers l'abstraction présente dans notre vie. Cette abstraction si difficile à comprendre car incernable. Oui. C’est pour cela que des fois. J’ai envie de m’oublier en allant au théâtre, en écoutant de la musique, par ce que c’est magnifique, par ce que cela me ressource, me fait un bien fou. Des fois, je me dis que je foutrais tout en l’air, que je ferrais le conservatoire de théâtre, même si j’ai pas le niveau, que je deviendrais actrice, une actrice minable et puis merde, je l’aurais fait. J’aurais fait quelque chose.

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